Guillaume et Laetitia...

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vendredi 26 février 2016

Seattle, jour 7 - Victoria BC

Cette fois on sort des Etats Unis d'Amérique pour aller voir du côté du Canada comment c'est. Laetitia prend la direction de Victoria, pour d'une part rencontrer une amie de l'Internet et d'autre part voir à quoi ça ressemble. Après une nuit agitée (certainement l'excitation), un réveil en douceur vers 6h00 pour prendre le petit déjeuner avec Guillaume et partir vers 7h00 afin d'embarquer sur le bateau avant 8h00.

Le trajet entre l'hôtel et le quai est simple, toujours tout droit. Il y a un passage dans Vine street et ses drôles de gouttières avant d'arriver à l'embarcadère. Le bateau est spacieux et la vue est agréable. Il ne reste qu'à patienter 2h45 pour arriver sur l'île.

Une fois sur place Laetitia trouve Martine sans difficulté. Martine fait découvrir la ville à Laetitia en se baladant dans les rues du centre ville et en prolongeant jusqu'au parc Beacon Hill dans lequel on peut voir beaucoup de canards, une petite tortue sur sa branche et de jolies fleurs. A la sortie du parc nous remontons vers l'eau pour découvrir une superbe vue bien dégagée, et nous décidons d'aller manger au Flying Otter Grill.

Laetitia teste la poutine, tandis que Martine s'essaye au spaetzle. Après un repas copieux caressé par le soleil, une pause le long de l'océan à regarder ce qu'il s'y passe et avec la bonne surprise de voir des hydravions ; dommage qu'on ne puisse pas les voir décoller. Hélas il est déjà temps de reprendre le traversier pour retourner à Seattle.

Merci.

jeudi 25 février 2016

Seattle, jour 6 - Woodland park zoo

Aujourd'hui le programme est simple : visiter le zoo de Seattle. C'est parti pour tester tout d'abord le bus ; il faut déjà faire attention à faire l'appoint, le chauffeur ne rend pas la monnaie. Laetitia arrive un peu avant l'ouverture du parc et patiente. À l'entrée il y a peu de monde et une fois le plan en main le tour du parc peut commencer. Le zoo est divisé en plusieurs sections géographiques. Laetitia commence par la partie consacrée au Nord, les loups blancs et les grands ours bruns. Ensuite elle passe à la section "Australie" et ses fameux kangourous, poursuit avec l'Asie tropicale et les singes ainsi que, plus rares, les tapirs. Vient le tour de la savane africaine avant d'entrer dans les forêts tempérées et les animaux de la ferme. Enfin, Laetitia termine sa visite dans la forêt tropicale et ses lémuriens.


Sur le retour Laetitia souhaite faire un tour par le gas work park qui est un site désaffecté dont les bâtiments ont été laissés en l'état (mais sécurisé) tandis qu'un parc s'est construit tout autour. La vue sur le lac union y est très jolie. Depuis le parc on peut avoir une autre vue de la skyline de Seattle. Le détour valait le coup, Laetitia est enchantée.

Surtout que sur le chemin du retour, sous le pont, Laetitia découvre un troll gigantesque. Si si. Voilà une rencontre qui était plutôt inattendue et surprenante !

mercredi 24 février 2016

Seattle, jour 5 - Pacific science center et Olympic Sculpture Park

Petite journée aujourd'hui, Laetitia commence par le musée des sciences qui est plutôt grand et intéressant mais très orienté enfant. Il y a une exposition sur les mathématiques qui permet de faire quelques expériences autour des nombres et des formes. À 14h15 Laetitia assiste à la projection d'un film sur les Galapagos dans une salle IMAX. Les images sont d'une beauté incroyables et le documentaire est riche.

À la sortie du musée, un petit tour chez Dick's s'impose, histoire de tester le fast food phare de la région. L'expérience n'est pas vraiment concluantes : les frites sont très grasses et trop cuites, le fromage du cheeseburger a plus de goût que celui de ses homologues européens et son steak est vraiment trop cuit. Enfin, au moins c'est testé ! Le repas terminé Laetitia reprend son itinéraire en direction de l'Olympic Sculpture Park.


Il s'agit d'un parc au bord de l'océan. Dans celui-ci on trouve différentes sculptures. Le parc est assez petit et le coucher du soleil lui donne encore un peu plus de charme. Une fois le petit tour fini Laetitia procède à un petit repérage et prise d'information pour se rendre dans les prochains jours à Victoria, au Canada, puis retourne à l'hôtel.
Guillaume la rejoint peu avant 21h00 et tous les deux se racontent leur journée respective avant de sombrer dans un sommeil profond.

mardi 23 février 2016

Seattle, jour 4 - Aquarium, croisière et Chihuly Garden

Nous passons enfin une nuit complète et nous réveillons tranquillement pour le petit déjeuner. Pendant que Guillaume part travailler, Laetitia prévoit d'aller à l'aquarium puis de faire une croisière d'une heure dans le Puget Sound.

L'aquarium n'ouvre qu'à 9h30 et il est à 20 minutes à pieds de l'hôtel. Laetitia décide de prendre son temps et de repasser se perdre dans les allées de Pike Place Market. Elle y découvre une boutique où ils fabriquent leur propre fromage et se dit qu'elle y repassera certainement. Après avoir traversé la route 99, elle arrive au bord de l'eau et se rend à l'aquarium. Celui-ci est vide ou plutôt plein de poissons. Dans le hall, un mur d'aquarium, puis, dans la pièce suivante, des bassins avec des étoiles de mer, des crabes, des poissons invisibles, ... que l'on peut toucher. C'est dans cette salle qu'on trouve aussi les poulpes et un anneau de méduse. Ensuite on trouve une salle avec d'autres jolis poissons. A l'extérieur il y a des loutres de rivière et de mer qui font parties de la population du Puget Sound. Dans le sous-sol se cache l'histoire du saumon. Enfin, une dernière partie sur l'écologie et le tour est terminé. Après de longues minutes à observer les poissons du premier mur, direction la croisière.

Le ponton d'embarquement de la croisière se trouve à quelques mètres de l'aquarium, juste après le crab pot. À cette période de l'année il n'y a que deux tournées, la première à midi, la seconde à 13h20. Le temps est de la partie (c'est-à-dire qu'il ne pleut pas) et par conséquent la vue est bonne et dégagée. Le tour est commenté et on peut en apprendre encore un peu plus sur l'histoire de Seattle et par exemple son tout premier journal, ou ses grues de déchargement qui sont mondialement connues.

Il est seulement 13h30 lorsque Laetitia termine son escapade nautique et elle se dit qu'elle pourrait bien aller au musée Chihuly(http://www.chihulygardenandglass.com/) pendant l'après-midi. Elle prend en revenant sur ses pas un sandwich au poulet et fromage pour guise de repas et se rend au musée aussi nommé jardin du verre. Le passage d'une pièce à l'autre est assez impressionnant car en entrant dans chaque pièce c'est un émerveillement qui se laisse dire, ça c'est le plus beau et pourtant à chaque fois la surprise est au rendez vous. Les pièces de cet artiste sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Avant la sortie, une série de vidéos sont diffusées, expliquant plus en détail l'origine et les coulisses des différentes œuvres exposées. C'est ainsi que la journée touche à sa fin et que sitôt rentrée elle retrouve Guillaume qui, exceptionnellement, a quitté le travail de bonne heure (pour mieux continuer de la chambre d'hôtel !).

lundi 22 février 2016

Seattle, jour 3 - Pike Place Market, Underground Tour

Nous n'avons toujours pas absorbé le décalage horaire et nous nous réveillons à 3h00 ! Après avoir commencé à nous activer comme un matin normal nous sommes raisonnable et nous forçons à retrouver le sommeil, sans trop de difficulté finalement, pour nous réveiller quatre heures plus tard.
Aujourd'hui nous prévoyons d'aller au Pike Place Market et de visiter les souterrains du quartier historique de la ville. Nous souhaitons également en profiter pour faire un petit tour dans les boutiques du centre commercial de Westlake et déguster une bière à la brasserie Pike Brewing.

Nous prenons le chemin du marché. Lorsque nous arrivons à proximité, nous avons une belle vue sur l'océan. En entrant dans le marché couvert nous découvrons beaucoup plus de stands que ce à quoi nous nous attendions. Il y a bien sûr des poissons et des fruits de mer, mais également des habits, des fruits et légumes, des pâtes, du piment ; c'est très hétéroclite. Le marché est réparti sur six étages, et les surprises vont grandissantes au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans l'énorme labyrinthe de bois, avec ses demi-niveaux, ses tours et détours. Nous avons parfois l'impression de nous perdre entre les différentes boutiques et la "surface" propage un son assourdi dans les niveau inférieurs dont la magie et l'étrangeté des boutiques ajoutent au charme de l'endroit.


Après ce parcours du marché nous nous rendons au Westlake Center ; c'est un centre commercial qui n'a rien de bien particulier par rapport à ses homologues européens. Nous le trouvons même plutôt petit comparé à ce que l'on avait pu voir au Japon.
La seule différence notable c'est le food court au troisième et dernier étage ; c'est un espace de tables et de chaises partagées par une dizaine de restaurants d'inspirations différentes. Finies les disputes, chacun choisit son plat et vient prendre son repas avec les autres.
Sitôt notre déjeuner terminé nous nous dirigeons vers l'Underground Tour pour visiter les souterrains de la ville et en apprendre plus sur l'histoire de Seattle.

Nous avons le droit à une visite dans les souterrains très intéressante et découvrons les origines de la ville de Seattle, ses deux pères fondateurs, ses trois booms économiques, pourquoi nous nous promenons dans ce qui était le niveau du sol précédemment et, enfin, le lien de tout ceci a avec la chasse d'eau !

En remontant, nous nous arrêtons à la brasserie Pike Brewing ; pas de chance celle-ci ferme exceptionnellement à 15h00 aujourd'hui. De fait nous rentrons tranquillement à l'hotel en ne manquant pas de nous arrêter pour prendre des donuts et passer au Whole Foods Market prendre des plats à emporter et un pack de bières de la brasserie Pike Brewing, faute d'avoir pu les goûter sur place !


dimanche 21 février 2016

Seattle, jour 2 - EMP, Kerry Park

Ce matin réveil tranquille à ... 5h40 ! On patiente tranquillement en attendant de pouvoir descendre prendre le petit déjeuner. Nous mettons au programme l'EMP Museum, un petit repas au Lunchbox Laboratory et la brasserie Pike Brewing pour profiter du Washington Beer Open House day.

Vu que l'EMP n'ouvre qu'à 10h00 et qu'il est encore tôt nous décidons de commencer par faire un petit tour au Whole Foods Market qui promeut l'agriculture durable, biologique et propose beaucoup de produits, au grand plaisir de Guillaume. Une fois notre tour et nos étonnements passés nous prenons le chemin de l[EMP Museum. À notre arrivée celui-ci semble plutôt vide. Nous commençons par l'exposition sur la fantasy, poursuivons avec celle sur les films d'horreur, et terminons par l'exposition sur les films de science-fiction. Après un passage devant l'écran (vraiment) géant, nous trouvons une impressionnante Hello Kitty ainsi qu'une montagne d'instruments de musique, principalement des guitares. Nous faisons un petit tour dans l'espace dédié à Kurt Cobain et Nirvana avant de nous rendre dans l'exposition sur les jeux vidéos indépendants ; nous avons l'occasion de tester divers petits jeux, c'est très sympathique, mais nous regrettons de ne pas en apprendre encore plus sur d'autres aspects de la création de ces jeux, comme la musique. À l'étage nous trouvons une salle dédiée dans laquelle il est possible de s'essayer à un grand nombre d'instruments de musique dans des cabines insonorisées dédiées. Au final nous aurons passé quatre bonnes heures à visiter et commençons à avoir faim !


Nous nous dirigeons donc vers le Lunchbox Laboratory qui nous semble un endroit intéressant pour goûter à nos premiers burgers américains. Nous arrivons à destination après une bonne grosse trentaine de minutes de marche, quittant des quartiers sympathiques pour en traverser d'autres un peu plus... mornes. Nous prenons place et sommes surpris de recevoir la plaquette concernant l'happy hour avant de remarquer qu'il est déjà 15h30 ! Heureusement que le petit-déjeuner était copieux. Au vu de l'heure tardive, nous décidons de chercher un autre programme pour l'après-midi, sachant que les visites de la brasserie se terminent à 17h00.


Nous décidons de monter au Kerry Park, et monter n'est pas un petit mot ! Après une petite d'heure de marche nous arrivons au sommet au coucher du soleil, la vue est vraiment magnifique. Nous avons la chance d'avoir une journée sans pluie et de voir un joli paysage, nous pouvons même apercevoir l'imposant Mont Rainier au loin.


La nuit commence à envelopper Seattle, les éclairages se mettent en marche et nous aussi. Nous retournons à l'hotel où nous sommes accueillis avec du cidre de pomme chaud à la cannelle et des cookies. De quoi bien finir la journée :-)

samedi 20 février 2016

Seattle, jour 1 - arrivée, Space Needle

Nous arrivons à l'aéroport vers 11h40, nous nous attendons à de gros contrôles mais ce n'est pas du tout le cas ; nous présentons nos passeports, les ESTA imprimés et nos déclarations pour les services de douanes et d'immigration, tout est en ordre !
Nous récupérons nos bagages et après un dernier petit contrôle de sécurité et nous voilà sur le territoire américain. Nous allons vers le light train qui relie l'aéroport de Seattle Tacoma à l'agglomération de Seattle et poursuivons notre trajet dans le monorail. En descendant du monorail nous nous demandons pourquoi nous l'avons pris, tellement le trajet est court ! Comme nous l'a soufflé le réceptionniste à l'hôtel c'est une expérience à faire, une fois, notamment pour profiter de la vue.

Le terminus du monorail se situe au sein d'un complexe d'attractions et de restaurants ; nous faisons face à la Space Needle et lui disons à bientôt pour nous diriger vers l'hôtel pour déposer les bagages. Nous arrivons à destination peu avant 14h30 et une fois arrivés dans la superbe et spacieuse chambre et son lit à escalader (oui il est très haut), Guillaume ressort pour se rendre au  travail. Laetitia, quant à elle, analyse les différents musées et formules qui existent, afin d'optimiser au mieux le tout.
Lorsqu'elle finalise son sac, Guillaume lui téléphone pour l'informer qu'il ne reste pas au bureau ; il a repéré les lieux, rencontré l'équipe de Seattle et son N+2 lui a donné le reste de l'après-midi pour qu'il se repose. Après une courte nuit (quatre heures), un réveil dans la nuit (3h15) et un long vol sans trouver le sommeil, ce n'est pas du luxe !


Au retour de Guillaume, nous décidons de faire une bonne petite sieste. Une fois tirés d'un profond sommeil par l'alarme sagement réglée, nous allons à la Space Needle afin de contempler Seattle d'en-haut. Comme nous nous y attendions la vue est magnifique. Il y a énormément de vent, ce qui est plutôt désagréable, heureusement que le spectacle en vaut le détour. Si le spectacle présente des similitudes avec Osaka la hauteur moindre et les innombrables voitures en mouvement font la différence.

Sur le chemin du retour la faim nous tenaille (notre dernier repas date du milieu de la matinée) aussi nous nous arrêtons dans l'un des restaurants de la chaîne Zeek qu'un collègue de Guillaume lui a recommandé. Nous y dégustons d'excellentes pizzas qui associent une pâte délicieuse et des ingrédients frais.

Nous regagnons l'hôtel et il est maintenant temps pour nous de dormir pour récupérer de cette journée épuisante. ZzZ !

vendredi 19 février 2016

Seattle, le départ

Aujourd'hui nous partons pour Seattle. C'est une semaine de vacances pour Laetitia et une semaine de travail pour Guillaume ; heureusement nous passerons le week-end ensemble à visiter la ville.

Nous sommes arrivés avec une confortable avance et avons pu prendre la navette entre le parking et l'aéroport sitôt la voiture garée. Nous avons passé les formalités d'enregistrement et de sécurité très rapidement, quand bien même les agents nous ont passé au magnétomètre pour faire la chasse aux bips douteux, sans succès d'ailleurs.

Nous allons prendre un premier vol pour Amsterdam puis un long courrier pour rejoindre notre destination.

Aéroport de Luxembourg

samedi 4 juillet 2015

Japon, un mois après

Il y a très exactement un mois nous regagnions notre domicile, le cœur un peu serré de quitter le Japon après presque quatre semaines très bien remplies.

Depuis, nous avons raconté de vive voix notre voyage, nous avons exposé nos souvenirs dans le salon, nous avons rangé les photographies et même effectué un petit montage vidéo. Nous avons aussi repris le chemin du travail et retrouvé notre "vie d'avant" (quoique côté cuisine nos habitudes ont persisté).

Exposition des souvenirs du Japon Des ramens au tofu et légumes Tentative de yakisoba à la pancha

Néanmoins, juste après notre retour nous sommes passés par une phase un peu étrange où nous nous plongions dans d'anciens animés japonais (NieA_7, Love Hina) pour retrouver un peu de ce Japon qui nous manquait terriblement. C'était d'ailleurs l'occasion de mieux comprendre l'univers dépeint et les références plus ou moins cachées. Laetitia a fait des recherches et découvert que nous étions atteint de post-returnum.

Rassurez-vous, nous sommes guéris ! Nous avons toujours nos souvenirs dans le salon mais le quotidien nous rattrapant nous replongeons un peu moins dans nos souvenirs nippons. Nous discutons, parfois, de l'idée d'écrire un billet pour détailler tel ou tel aspect du Japon qui nous a beaucoup plu. Pour l'instant nous n'en avons rédigé aucun, un peu comme si cela nous permettait d'y penser encore et encore sans tourner la page.

Quoiqu'il en soit, c'était pour nous une expérience fantastique que nous avons pris un grand plaisir à documenter sur ce blog. Sachez que c'était autant pour vous que pour nous :-)

Et puis ici aussi il y a du soleil et de jolis endroits, pas aussi dépaysants, certes...

Paysage près d'Hespérange, LU

vendredi 5 juin 2015

Japon, jour 24 - Retour

Ce matin nous ouvrons les yeux au doux son de l'alarme du téléphone de Guillaume ; il est 5h00, nous devons nous lever et nous préparer au départ. Les nuages ont été chassés pendant la nuit, un grand et beau soleil réchauffe l'air de Kyōto.

Nous retrouvons à 6h05 une navette MK Taxi Services qui nous attend au bout de la rue de la maison pour nous emmener à l'aéroport. Le chauffeur, en costume et casquette, nous salue et charge nos bagages dans le coffre du Toyota Hi-Ace. Nous grimpons et rejoignons un couple de japonais qui, comme nous, va à l'aéroport international du Kansai. La porte latérale se referme toute seule (comme dans les taxis japonais), le chauffeur s'installe au volant, met ses gants blancs et conduit le véhicule silencieusement dans les rues d'une Kyōto paisible à laquelle nous jetons nos derniers regards d'au-revoir.

L'arrivée de la navette au terminal 1 de l'aéroport est programmée pour 8h00 ; l'horaire est parfaitement respecté (avec trois secondes d'avance sur la montre de Guillaume), ce à quoi les Japonais nous ont habitués. L'aéroport est grand mais bien organisé et nous procédons à l'enregistrement, aux vérifications de sécurité et à l'embarquement aussi rapidement qu'à Luxembourg.

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L'avion dans lequel nous voyageons est un Boeing 737-430, un peu plus ancien que le long-courrier que nous avions emprunté à l'aller. Cela se ressent surtout dans le système embarqué qui délivre les vidéos et les radios à la demande via une tablette dans le dossier ; celle de Guillaume ne fonctionne pas tout le temps et l'interface est lente et préhistorique. Cela ne nous empêche pas d'écourter le vol en regardant quelques films. La tablette permet d'avoir des informations sur le vol et notamment de suivre où l'on se trouve sur la carte du monde. si quelques villes sont placées sur la carte les pays, eux, ne sont pas indiqués. D'après l'historique de notre vol sur le site Flight Rader 24, nous avons survolé le Japon, la Corée du Nord (?!), la Chine, la Russie, l'Estonie, la Lithuanie, la Pologne et l'Allemagne. Guillaume a le plaisir de se voir servir des plateaux repas végétaliens mais il est déçu de leur qualité comparé aux repas du vol aller ; LSG Sky Chefs n'approvisionne pas les avions au départ du Japon et cela se ressent. Nous nous levons régulièrement pour nous dégourdir les jambes et nous promener dans l'appareil. Nous discutons de notre voyage avec une première hôtesse et de la Business Class avec une seconde. Quand bien même le prix est élevé, cette Business Class nous paraît bien confortable, une prochaine fois peut-être.

vol1.JPG vol2.JPG

Si à l'aller nous avions effectué une changement à Munich, aujourd'hui c'est à Francfort que nous nous arrêtons. Cet aéroport est le troisième plus important en Europe, ce qui peut expliquer que les procédures de sécurité soient aussi strictes. En effet nous nous attendons à devoir simplement présenter notre passeport à la sortie du terminal d'arrivée puis passer dans une autre zone pour embarquer pour notre second vol. Nous découvrons avec surprise que nous devons re-passer les contrôles de sécurité, même en transit, ce qui signifie une nouvelle fois vider nos bagages à main ; si Laetitia a besoin de deux bacs pour déposer ses affaires, Guillaume en requiert quatre ! Il faut sortir les appareils électroniques (téléphone, tablette, appareil photo numérique, ordinateur portable, batterie supplémentaire) de leurs pochettes, retirer tous les objets métalliques, passer par un portique de détection puis être palpé par un agent de sécurité. Le personnel est consciencieux et souhaite effectuer des tests sur le riz que nous transportons. Nous avions acheté du riz japonais (cf. jour 15) et nous comptions bien ne pas l'abandonner et l'avons mis dans nos bagages. Dans une petite salle un agent frotte une bande de papier dans le sachet de riz, l'introduit dans une machine et quelques secondes plus tard le verdict tombe : rien à signaler, nous pouvons y aller, avec notre riz bien entendu !

Le dernier vol pour nous ramener à Luxembourg est opéré par LuxAir pour le compte de Lufthansa. L'avion, un Embraer ERJ 145, est le plus petit sur lequel nous ayons voyagé jusqu'à présent. Nous sommes installés côte-à-côte, séparé du troisième siège de notre rangée par l'allée centrale. Nous nous faisons la remarque que les phases de décollage sont plus impressionnantes avec les petits aéronefs, où l'on ressent plus fortement et plus rapidement la poussée des moteurs. Bien que le vol soit court (45 minutes) l'hôtesse nous sert une collation avec de l'eau de source et une barre de chocolat.

Arrivés à destination, nous passons par un poste de douane vide (probablement parce que c'est un vol intérieur à l'Union Européenne) et retrouvons, quelques minutes après, Élodie, qui a l'extrême gentillesse de nous raccompagner chez nous.

mercredi 3 juin 2015

Japon, jour 23 - Yamazaki

Aujourd'hui ce n'est pas la clarté du soleil qui nous réveille. C'est le doux bruit de la pluie sur les vitres et sur les tôles ondulées sur quartier qui nous tire de notre sommeil et puisque le beau temps ne nous accompagne plus dans notre voyage c'est qu'il est temps d'y mettre un terme.

Pour cette dernière journée nous souhaitons visiter la distillerie de whisky Yamazaki dans la ville du même nom, rendre nos bicyclettes et boucler nos valises (si elles ferment encore).

Pour nous rendre dans la ville de Yamazaki nous empruntons un bus pour nous aller à la gare (il a plu et nous ne souhaitons pas courir le risque d'être trempés) puis un train JR. Trop heureux de voir le train précédent arriver et Guillaume ayant entendu les haut-parleurs de la gare annoncer qu'il s'arrête à Yamazaki, nous grimpons à son bord. Malheureusement, Guillaume a mal compris et si le train file dans la bonne direction il s'agit d'un Super-Express qui ne s'arrête pas à toute les gares. Nous descendons dès que nous pouvons et reprenons un train en sens inverse.
Dès la sortie de la gare le chemin pour se rendre à la distillerie est bien fléché. Qui plus est, la distillerie est un grand bâtiment qu'on ne peut pas rater. À cause de notre détour ferroviaire nous arrivons avec un peu de retard ; les hôtesses d'accueil ne nous en tiennent pas rigueur et, rapidement équipés de nos audio-guides parlant français, nous rattrapons le groupe avant la toute première salle.



La visite en elle-même est courte, elle dure trente minutes. Nous passons par la salle de brassage et de fermentation où le malt et les céréales sont brassées avec de l'eau chaude pour donner du moût, puis additionnés de levures pour donner le wash. L'eau de Yamazaki est parfaite pour le whisky car faiblement minéralisée nous explique-t-on. Ici l'air est humide et la température est assez élevée et n'invite pas à s'attarder.
La deuxième salle contient les alambics, qui fonctionnent deux à deux, un wash still accouplé à un spirit still. Le wash passe de l'un à l'autre, pour séparer les impuretés du mélange et retirer l'eau. À la sortie de ce processus le whisky est un liquide blanc qui titre plus de 60°. Ici l'air est très chaud et très humide. Malgré tout un groupe de touristes (dont nous faisons partie) flânent un peu et profite autant du spectacle de ces machines à l'œuvre sans pièce en mouvement que des émanations qui ravissent les narines.
La troisième salle de la visite, au frais et au calme, est celle du vieillissement. Ici le whisky blanc et fort va mûrir dans des fûts, notamment en chêne blanc japonais (ce qui est rare). Au fur et à mesure des années (nous avons vu des fûts de 1979), le whisky va prendre une coloration et des arômes tout en perdant un peu d'alcool (environ 1° par an, la fameuse part des anges).
Nous sortons ensuite des locaux pour passer par un jardin où l'eau utilisée pour l'élaboration du whisky coule dans un bassin.


Enfin, nous sommes guidés dans une salle de dégustation où l'on nous sert deux single malt non vieillis, un Yamazaki et un Hakushu (une autre distillerie du groupe Suntory, installée dans les Alpes Japonaises). Nous récupérons successivement au comptoir des verres contenant les whiskies servis en highball, c'est-à-dire avec beaucoup de glaçons, allongé d'eau gazeuse et mélangé à la cuillère, puis de plus petits verres contenant les mêmes whiskies, servis purs. De notre avis commun, le single malt Yamazaki est très bon et le Hakushu un peu moins. Laetitia qui, d'habitude, n'apprécie pas le whisky, trouve avec un highball une façon très agréable et désaltérante de le goûter. Pour accompagner nos boissons nous avons à table des crackers et du chocolat. Les deux sont très bons et vont très bien de pairs avec le whisky.



Après la dégustation nous faisons un petit tour au magasin d'usine. Première mauvaise surprise : les prix sont élevés, bien plus que dans les commerces de Kyoto. Seconde mauvaise surprise : il n'y a pas de vieux Yamazaki ou d'Hibiki (une autre merveille signée Suntory). Certes, il y a quelques coffrets sympathiques et une série limitée du whisky Yamazaki, mais rien pour l'amateur éclairé de whisky qui souhaite repartir avec un trésor. C'est en fait dans la salle suivante que nous trouverons les trésors.



La Yamazaki Whisky Library ne contient aucun ouvrage. C'est une bibliothèque des whiskies de Suntory, dont les rayonnages éclairés jettent leur lumière sur un îlot central, le tasting counter, le comptoir à dégustation. Contre quelques centaines ou milliers de yens, on peut choisir de déguster des whiskies, japonais et étrangers. Guillaume opte pour trois verres : le Yazamaki édition limitée 2015 que nous avions vu au magasin juste avant, le Yamazaki single malt 25 ans d'âge et le blend Hibiki dans sa version 30 ans d'âge. Le Yamazaki édition limitée 2015 est un excellent whisky, et pourtant il est largement surpassé par le stratosphérique Yamazaki single malt 25 ans d'âge. Le Hibiki 30 ans d'âge, quant à lui, se contente d'être excellentissime et de donner une nouvelle définition du mot "rondeur" associé au whisky, tant il se pose délicatement sur le palais. Nous alternons nos dégustations avec des verres d'eau fraîche qui nous ont été remis avec nos whiskies. Même cette eau est délicieuse !



Après un dernier tour au magasin d'usine (toujours pas d'achat) nous rentrons chez nous comme nous sommes venus, avec le train et le bus. Après coup et après nos dégustations successives c'est une très bonne idée de rentrer en bus et pas à vélo. Prudence est mère de sûreté, c'est ce que l'on dit.

Nous enfourchons nos bicyclettes pour un dernier trajet et allons les rendre au loueur. Nous le remercions pour sa gentillesse (il nous a fourni un vélo à assistance électrique sans surcoût) et lui assurons de recourir à ses services si nous revenons à Kyoto.

Laetitia a eu la bonne idée de commencer à remplir sa valises il y a quelques jours. À vrai dire elle l'a quasiment rempli avec les souvenirs, pâtisseries et autres douceurs japonaises, que nous avons accumulées au cours de notre voyage.
Pendant le séjour nous avons choisi à plusieurs occasions de ne pas craquer et de ne pas ramener tel ou tel souvenir. Peut-être n'avons-nous pas été assez sélectifs car nous fermons avec difficulté nos valises. C'est un peu comme jouer à Tetris et finalement les chaussures de Guillaume, le pyjama de Laetitia et nombre de pâtisseries japonaises voyageront dans nos bagages à main. Espérons que nous ne dépasserons pas les fatidiques 23 kilos par valise !

mardi 2 juin 2015

Japon, jour 22 - ginkakuji, repos

Comme nous l'avions annoncé, aujourd'hui c'est repos. Nous inscrivons au programme le temple d'à côté (le Ginkaku-ji) ainsi que la promenade des philosophes et un petit tour pour ramener quelques souvenirs.

Mission : quelle mission ?

Après avoir commencé à remettre les choses dans les valises en se demandant encore si tout va rentrer, nous partons vers le Ginkaku-ji qui se trouve à cinq minutes du logement. Les derniers mètres sont bordés par des commerces de souvenirs et bondé de monde, nous sommes contraints de mettre pied à terre et de pousser nos bicyclettes. Nous trouvons un espace où l'on peut laisser les vélos (nous n'hésitons pas à vérifier auprès d'une autochtone) et allons voir le pavillon d'argent, qui n'est pas recouvert d'argent du tout ! En revanche ce temple possède un joli parc, avec de la mousse ; Guillaume s'est découvert une nouvelle passion pour la mousse.



Lorsque nous avons fini le tour, nous continuons en direction du temple Hōnen-in qui se trouve juste à côté et qui nous avait été conseillé. Ce petit domaine est calme et reposant ; nous y trouvons des jardins de sable à l'image de ce qu'il y a autour du palais d'argent.



Nous décidons que nous avons vu assez de temples pour la journée et allons jusqu'au bout du chemin des philosophes afin de pouvoir le remonter. Nous en attendions peut être trop et nous ne trouvons rien d'extraordinaire à ce chemin boisé au bord du ruisseau. Peut-être qu'il a un tout autre charme au petit matin, par un soir d'été ou lors de la floraison des cerisiers au printemps.

Nous rentrons manger un bout et ressortons un peu plus tard pour essayer de dégotter nos derniers souvenirs comme du thé matcha pour Guillaume ou de l'encens pour Laetitia. Lorsque nous avons fini nos emplettes nous allons nous asseoir au bord de la Kamogawa et sommes surpris de voir autant de monde ; les Japonais sont réputés pour être des bourreaux de travail et ne pas prendre tous leurs congés et pourtant nous croisons énormément de gens à toute heure, semaine comme week-end. Quelques minutes plus tard nous en voyons même qui sont en train de faire une course à contre-courant dans la Kamogawa, avec de l'eau jusqu'aux genoux. L'événement est étrange et nous fait sourire. Deux policiers arrêtent leur voiture de patrouille, descendent rencontrer le groupe qui se forme, discute calmement pendant une bonne dizaine de minutes avec celui qui semble l'organisateur et repartent sans avoir verbalisé qui que ce soit. Nous passons encore un délicieux moment avant de retourner compléter tout doucement nos valises et cuisiner nos derniers repas japonais.


lundi 1 juin 2015

Japon, jour 21 - Osaka

Dernier jour de validité pour notre JR Pass ! Aussi nous en profitons pour aller faire un tour du côté d'Osaka. Nous souhaitons nous promener dans les quartiers de Namba et de Dontonbori, puis monter sur la tour Umeda Sky Building. Nous préférons laisser le château de côté et après relecture nous avons oublié le Gundam d'Osaka.

Résultat : mission réussie haut la main !



Sachant que la plupart des commerces n'ouvrent pas avant 10h00 nous en profitons pour dormir un peu plus avant de rejoindre la gare. Lorsque nous arrivons à la gare nous montons dans le premier train direction Osaka. Aucun texte en anglais ne défile sur l'afficheur aussi nous demandons au contrôleur quel est l'arrêt où nous devons descendre : Osaka ou Shin-Osaka (comme Lunel ou Lunel-Viel dans le Sud de la France). Le contrôleur nous explique dans quel ordre le train passe au gare pour nous indique aimablement que nous sommes dans un wagon aux places réservées. Nous nous excusons et changeons de place.



Lorsque nous arrivons à la gare d'Osaka il n'est que 9h30 et l'office du tourisme est encore fermé. Nous en profitons pour visiter les étages supérieurs de la gare. En ce moment la gare d'Osaka est parée de décorations florales pour un événement ponctuel. Bon nombre de compositions, arbustes, sculptures végétales sont mises en avant dans cette optique. Nous montons jusqu'au onzième étage qui se trouve être une terrasse. Celui-ci possède un jardin potager où poussent des tomates et des fraises. La première vision d'Osaka se fait tête vers le haut, en effet la ville a un ensemble important de gratte-ciels.

Nous prenons la loop line pour aller dans denden town, la partie sud d'Osaka. Nous nous dirigeons vers le Namba Parks et encore une fois nous levons la tête pour essayer de voir tous ces gratte-ciels plus hauts les uns que les autres. Namba Parks est un complexe commercial sur le toit duquel on peut trouver un jardin. Nous trouvons un plan et repérons les boutiques que nous souhaitons explorer. Sur le plan, nous trouvons également un restaurant Kua'Aina, comme lorsque nous étions à Odaiba. Nous décidons d'aller nous restaurer là bas sachant que la spécialité locale c'est 大阪食い倒れ littéralement : manger jusqu'à laisser tomber / jusqu'à ne plus avoir d'argent. Nous savons également que l'on trouve beaucoup de cuisine de rue avec des plats comme les takoyaki, qui sont des beignets de poulpe, les ikayaki, qui sont des crêpes de calamar, des abats frits, etc ... bref, la cuisine d'Osaka ne nous intéresse pas tellement. Nous saisissons donc l'opportunité de retourner chez Kua'Aina re-goûter aux délices hawaïens (et Guillaume de goûter une autre bière chez eux).


Lorsque nous sortons du fast food, nous trouvons une boutique remplie d'objets plus insolites les uns que les autres. On trouve par exemple des ramens bleues spécial zombie, des CD de musique prônant les ingrédients japonais (New Gingeneration chante "Kome! Kome!"), des sandales pour avoir les pieds palmés, des autocollants SOS Fantômes, des livres de photographies de japonaises en petites tenues, assoupies ou braquant des armes automatiques (sic). Après être restés un bon moment dans ce magasin, nous continuons à errer jusqu'à une boutique spécialisé dans tout ce qui vient d'Okinawa ; tout content, Guillaume y trouve de l'Awamori.

Après avoir fait le tour, nous redescendons et allons vers dotonbori, Nous passons dans une rue sous arcade bordé de diverses échoppes et arrivons sur dotonbori, nous sommes de suite attaqué par un crabe géant qui bouge. Heureusement, celui-ci est accroché à une devanture. Dans cette rue chaque devanture sont plus invraisemblables les unes que les autres. Nous continuons notre périple dans la rue, tête en l'air pour essayer de ne manquer aucune de ces improbables décorations.



Vers 17h30 nous retournons vers la gare d'Osaka, pour monter au quarantième étage du Umeda Sky Building. Il s'agit de l'un des vingt bâtiments les plus hauts dans le monde. Nous arrivons à son sommet vers 18h30 et avons le temps d'admirer la ville de jour depuis une hauteur de 173 mètres. Nous pouvons enfin baisser la tête pour voir cette ville :-) C'est impressionnant et ce paysage urbain n'est gâché que par le smog que l'on distingue au loin et qui masque les parties éloignées de nous ; il ne faut pas oublier que ces grandes villes sont très polluées de par la concentration de l'activité humaine et du trafic automobile. Nous patientons jusqu'à ce que la nuit vienne pour voir tous les éclairages s'allumer petit à petit.



Nous pensons enfin à rentrer, en veillant à nous installer dans un compartiment aux places non-réservées dans le train. Nous pédalons au bord d'une rivière Kamogawa plongée dans le noir et légèrement moins fréquentée. Une fois notre domicile regagné, nous nous endormons après cette longue et fatigante journée.

dimanche 31 mai 2015

Japon, jour 20 - Nara

Aujourd'hui, on fait simple : découvrir Nara. Nous repérons un train avec un départ à 8h11. Nous mettons le réveil et lorsque celui-ci sonne, aucun de nous deux ne souhaitent se lever ; c'est les vacances après tout, la contrainte ne peut exister ! Nous regardons les horaires des trains suivants et remarquons un express (c'est à dire qui ne s'arrête pas à toutes les gares) qui part à 9h02 pour arriver quarante cinq minutes plus tard. Nous validons et nous nous rendormons. Une heure plus tard nous sommes sur nos vélos en direction de la gare. Nous montons dans le train direction Nara et avons la chance d'arriver suffisamment tôt pour nous octroyer des places assises. Fait amusant, dans ce train il est possible de faire basculer le dossier afin d'avoir l'assise dans un sens ou dans l'autre.



Lorsque nous arrivons à Nara nous commençons par chercher l'office du tourisme afin d'y récupérer un plan des lieux. Nous sommes très rapidement mis dans l'ambiance : il y a pléthore de logos avec des daims. Lorsque nous arrivons à l'office du tourisme, des guides bénévoles qui sont là pour faire découvrir leur ville nous proposent de faire un tour ; nous refusons, préférant arpenter par nous-mêmes la ville. Guillaume nous concocte un petit itinéraire sur mesure et nous partons en direction du premier temple bouddhique du Japon, le temple Gangō-Ji.


En chemin, nous trouvons des arcades abritant diverses boutiques. Lorsque nous arrivons enfin à proximité du temple Gangō-Ji nous devons faire le tour du pâté de maison pour pouvoir y pénétrer. En chemin, nous croisons deux japonaises qui nous questionnent sur notre voyage. Lorsque nous pénétrons dans le domaine de ce temple, nous apprécions le calme et la sérénité qui y règnent. Après avoir fait le tour du sanctuaire et avoir lu une partie des détails de son histoire, nous reprenons le chemin en direction du temple Tōdai-Ji. En chemin, nous passons à côté d'un lac qui se trouve en contrebas d'une magnifique pagode à cinq étages. Nous déjeunons au bord du lac, les pieds suspends au dessus de la surface et allons ensuite contempler les pagodes qui se trouve en hauteur. En montant, nous découvrons également un monument qui semble en cours de restauration et qui est complètement bâché ainsi que le hall doré de l'est de Kōfuku-ji. Guillaume décide d'aller voir ce hall qui est rempli d'une dizaine de magnifiques statues de Bouddha.


En continuant, nous nous offrons des glaces (au saké pour Guillaume et au chocolat cru pour Laetitia). Lorsque nous arrivons devant le Tōdai-ji nous sommes impressionnés de voir autant de monde. Et au moment ou nous pénétrons dans le temple, nous comprenons pourquoi toutes ces personnes sont ici. Le Tōdai-ji est la plus grande structure en bois au monde ; elle abrite un Bouddha gigantesque et d'autres statues presque aussi imposantes. Lorsque nous posons nos yeux sur le monument pour la première fois, les seuls mots qui sont venus sont : "Wouha ! C'est grand !". Nous entrons, admiratifs devant l’œuvre qui se trouve ici. Nous faisons le tour, Guillaume qui voulait passer dans un trou de 50 centimètres (la même taille qu'une narine de la statue de Bouddha) creusé dans un pilier en bois, se rétracte devant la file d'attente et la petitesse du trou (surtout cette seconde raison). La bonne chance ce sera pour la prochaine fois.



Nous contemplons encore quelques minutes la bâtisse géante et ses jardins impeccablement tondus avant de les quitter pour se diriger vers le troisième et dernier sanctuaire du programme, le sanctuaire Kasuga-taisha. Ce sanctuaire est connu pour ses milliers de lanternes qui l'entourent. Nous visitons tranquillement ce dernier sanctuaire ; nous commençons à être fatigués et il va falloir penser à retourner vers la gare JR de Nara pour rentrer se reposer avant une prochaine journée chargée.



Une fois à domicile, Guillaume entame la préparation d'un curry japonais pendant que Laetitia met au point les détails de la sortie du lendemain.

samedi 30 mai 2015

Japon, jour 19 - kinkaku, arashiyama

Qu'est-ce que nous voulons faire aujourd'hui ?

- voir le kinkaku-ji
- voir le ryoan-ji
- voir le gio-ji
- voir le tenriyu-ji
- danser sur le pont togetsu-kyo
- naviguer dans la rivière Hozu-gawa
- se balader dans les bosquets de bambou de Sagano

Soit un itinéraire de vingt-huit kilomètres.

Résultat : une mission en or !

Tranquillement nous pédalons en direction du kinkaku-ji. Nous nous arrêtons de temps à autre pour vérifier l'itinéraire sur notre carte qui commence à souffrir des nombreux pliages et dépliages. Lorsque nous arrivons à destination, nous remarquons un grand nombre d'autres visiteurs y compris des élèves ce qui nous surprend pour un samedi. Nous stationnons nos engins sur les places appropriées puis nous terminons à pieds.  Il n'est pas encore 10h00 et il fait déjà très chaud. Nous nous acquittons du droit d'entrée et à peine les portes passées nous sommes subjugués par la vue qui s'offre à nous. Tant l'édifice que son écrin nous séduisent par la conjugaison de leur incroyable beauté et simplicité. À la fin du parcours autour du pavillon d'or, Guillaume a la joie d'enfin retrouver du soda au melon (sa boisson favorite depuis qu'il est au Japon). Nous nous posons sur un banc à l'ombre en face d'une affiche de glaces blanche, verte et grise. Guillaume se renseigne et file commander la glace grise qui se trouve être au sésame noir, tandis que la blanche est à la vanille et la verte au thé matcha (un classique à Kyoto). Bien que l'association glace et sésame paraisse étrange, le résultat est délicieux.



Nous reprenons nos vélos pour faire les quelques kilomètres qui nous séparent du deuxième temple, le ryoan-ji. Nous parcourons le parc avant d'arriver au point d'orgue de cette visite : le jardin zen. Nous faisons le tour de la bâtisse principal et sommes émerveillés que les lieux dégagent. Nous nous asseyons au bord du jardin zen de pierres et de gravier blanc et le contemplons pendant de longues minutes. Autour du bâtiment principal, une maison de thé somptueusement décorée, il y a en sus du jardin zen des petits jardins d'arbres et de mousses. Ils sont magnifiques et les mousses qui recouvrent les abords du chemin pour repartir donnent un cachet particulier à l'endroit. Dans l'un d'eux se trouve le tsukubai du pavillon ; ses kanjis forment la phrase ware, tada taru wo shiru, qui peut se traduire par "j'apprends à me contenter" ou "je connais seulement la satisfaction" ; c'est un précepte cher au bouddhisme zen.
Lorsque nous ressortons nous nous sentons sereins et continuons notre visite du parc.



Nous décidons de faire le trajet jusqu'à la destination suivante avant de tirer notre déjeuner du sac. Lorsque nous arrivons au temple gio-ji nous hésitons à entrer immédiatement car l'après-midi avance et nous avons faim ! Peu enchantés par la devanture et apprenant que tout n'est pas visitable nous préférons passer notre chemin. À notre retour, après avoir vérifié ce dont il s'agit en détails, nous regrettons un peu de ne pas y être entrés ; il y a tant de chose à voir que ce n'est pas bien grave.

Nous allons ensuite vers la bambouseraie et espérons trouver un petit coin pour nous restaurer. Finalement, nous nous arrêtons au temple tenriyu-ji où nous nous installons sur marches d'un temple pour nous poser et, enfin, déjeuner... ou plutôt prendre le goûter vu l'heure ! Nous faisons un rapide tour du temple et nous rendons au pont. Nous sommes impressionnés par sa longueur, pour un pont en bois. Le temps se couvre et nous préférons laisser les activités aquatiques de côté.



Nous prenons le chemin du retour en n'oubliant pas de passer par les bambous. Il y a beaucoup de monde et le chemin n'est pas facile avec nos bicyclettes. Enfin, nous ressortons et il ne nous reste plus qu'à filer tout droit jusqu'à la kamogawa. Nous nous inquiétons un peu de la batterie du vélo de Laetitia, qui est donnée pour une autonomie de vingt kilomètres, mais tout se passe bien. Guillaume joue à Fast & Furious avec son vélo en démarrant en trombe au feux tricolores et essayant de mettre le plus longtemps possible à se faire rattraper par les automobiles ; il est épuisé et tout sourire lorsque nous arrivons au domicile.

vendredi 29 mai 2015

Japon, jour 18 - Kyoto, repos

Après la journée d'hier, il nous faut un peu de repos, aussi nous prévoyons une journée tranquille. Nous voulons commencer par un department store à proximité, passer par le parc qui est autour du palais impérial avant de retrouver le marché couvert que l'on nous a indiqué pour trouver le meilleur tofu.

Résultat : c'est tout bon !

Vu que la batterie du vélo de Laetitia est vide nous commençons par nous rendre chez le loueur de bicyclettes après avoir fait une bonne grasse matinée. Une dame nous reçoit et change la batterie en plus de nous fournir le chargeur ! Décidément ces japonnais sont vraiment hyper-serviables. C'est reparti direction la kamogawa pour descendre vers le centre ville et le department store que nous avions repéré. Nous localisons un parking pour les deux-roues à proximité mais une fois sur place nous ne le trouvons pas. Nous sommes le nez dans notre carte à essayer de comprendre où nous avons fait une erreur lorsque deux autres étrangers nous indiquent où il se cache et nous expliquent qu'ils avaient également eu du mal à trouver auparavant.

Contrairement à ce que nous pensions initialement, ce parking pour les deux roues n'a pas été remplacé par un square pour enfants ; il se trouve au dessous. Nous descendons la rampe sans trop comprendre quel en sera le coût. Enfin, nous faisons les quelques derniers mètres à pieds pour arriver dans la surface commerciale. Le premier étage est immense ; Guillaume le reconnaît, nous sommes passés près d'une autre de ces façades il y a deux jours ! Il y a énormément de rayonnages et nous nous perdons rapidement. Nous visitons un peu les six autres étages qui sont au dessus avant d'aller au sous-sol qui est dédié à tout ce qui est alimentaire. À cet étage il y a un magasin principal et une multitude d'autres boutiques ; il faut prendre garde à ne pas changer de section sans régler ses achats. Encore une fois nous parcourons les rayons sans autre but que celui de découvrir des produits inconnus. Néanmoins, Guillaume fait une halte chez un vendeur de spiritueux et réfléchit longuement devant des whiskies japonais qu'on lui avait dit être en rupture de stock à Kyoto (des Yamazaki). Finalement, il repart avec une toute petite bouteille d'un whisky japonais d'entrée de gamme qui n'est pas distribué en Europe et qu'il va déguster pendant le séjour.

Après avoir fait un tour qui nous semble suffisant, nous remontons à la surface et tentons de retrouver l'entrée que nous avions empruntée. Les lieux étant grands, notre première tentative n'est pas la bonne. La seconde est un succès et nous permet de retourner au parking pour récupérer les vélos. Nous les prenons, sortons nos tickets pour la machine, préparons nos pièces et nous dirigeons vers la sortie. Lorsque nous arrivons au monnayeur pour régler notre stationnement le gardien du parking nous demande nos tickets et nous ouvre la porte en nous faisant signe que nous pouvons y aller. Nous sommes surpris qu'il nous offre le prix du stationnement et le remercions chaleureusement.


Nous partons en direction de notre second point : le parc du palais. Après avoir débattu de la possibilité de circuler ou non à vélo nous enfourchons nos bicyclettes et allons trouver un banc pour y déjeuner paisiblement sous l'ombre du pin car il fait très chaud. Nous nous reposons quelques instant dans ce parc, avant d'y faire un tour et de voir le grand et beau... mur de l'enceinte du palais. La visite du palais est gratuite, en revanche il faut réserver au préalable pour obtenir un jour et une heure de visite. Nous passons notre chemin pour arrivé au marcher couvert que l'on nous avait indiqué pour trouver du bon tofu.



Ce marché ressemble à celui de Nishiki ; même si il est beaucoup plus local et modeste, il fait plus authentique. Nous laissons nos vélos à l'entrée et parcourons tranquillement l'allée. Lorsque nous croisons un 100 yens shop, nous nous y engouffrons à la recherche de trucs et de bidules improbables. Puis nous reprenons notre chemin sous les arcades en continuant d'être dépaysés par les étals des marchands. Nous nous arrêtons pour prendre quelques fruits et arrivons au bout de la rue. Nous sommes surpris de ne pas avoir aperçu le marchand de tofu et nous disons que nous n'avons probablement pas été assez attentifs. En remontant nous regardons plus attentivement les produits qui ne nous étaient pas familiers et finissons par découvrir un élevage de tofu ! Nous nous y arrêtons et Guillaume est tout content d'enfin trouver ce fameux tofu. Nos emplettes terminées, nous regagnons tranquillement nos pénates.



Guillaume commence tranquillement à cuisiner et nous discutons de notre séjour ici. Ce qui nous manque, ce que l'on trouve différent. Et on en vient à repenser au Domino's Pizza qui est à côté du pont de la kamogawa, et on se demande comment peut bien être une pizza japonaise. Nous regardons sur internet si il y a un menu ou quelque chose. Nous y trouvons une page très bien faite en anglais à partir de laquelle il est tout à fait possible de commander. Au départ, pour s'amuser, nous créons nos propres versions de pizza. Nous sommes déjà étonnés par le choix des pâtes, avec un mille-feuilles et même un triple mille-feuilles ! Après vérification ces pâtes ne sont pas disponibles en France. En regardant ensuite les ingrédients nous trouvons des choses peu habituel comme le maïs, le crabe ou la mayonnaise. Enfin, nous créons nos deux pizzas et hallucinons sur le montant total : sept mille neuf cent cinquante sept yens sans les taxes ! Nous continuons tout de même à regarder, alléchés par les images et la proximité du restaurant. Nous tombons sur l'offre 'une pizza achetée une pizza offerte' et c'est sans hésiter que nous passons commande. Il ne nous reste plus qu'à reprendre nos bicyclettes pour aller chercher notre repas. Nous faisons l'aller à toute vitesse. Et pour le retour, qui est une montée continue, nous faisons de notre mieux pour aller au plus vite afin de manger chaud. Arrivée au logement, nous déballons nos plats et sommes content de voir le contenu ; lorsque nous les goûtons, nous sommes ravis de notre choix. Le triple feuilletage c'est divin !

jeudi 28 mai 2015

Japon, jour 17 - Hiroshima, Miyajima

Aujourd'hui nous souhaitons aller voir le torii qui est sur la plupart des photos illustrant le Japon ; il s'agit du torii de l'île de Miyajima. Sur l'île nous souhaitons également monter sur le plus haut sommet, le mont Misen pour y admirer la vue. Étant donné la proximité avec la ville d'Hiroshima nous tenons à nous y arrêter pour visiter son mémorial de la paix.

Résultat : fatigués !

Le shinkansen sélectionné part à 7h20 et nous faisons le pari qu'à vélo c'est tout aussi efficace qu'en bus (et moins onéreux). Nous nous levons donc vers 5h40 pour un départ à 6h00 ; les vacances c'est dur ! Enfin, nous arrivons à la gare après avoir pédalé pendant une demi-heure et avons même le temps de réserver nos sièges dans le train qui nous déposera directement à Hiroshima à 9h05.


Arrivés à Hiroshima, nous cherchons l'office du tourisme afin d'étudier le meilleur chemin pour se rendre au mémorial de la paix. Nous avons la bonne surprise de découvrir que certains bus sont accessibles avec nos JR Pass. Nous en profitons pour effectuer un petit tour de la ville avant de nous arrêter devant le musée. Cette traversée d'Hiroshima, avec ses bâtiments récents (aucun ne date d'avant 1945), est déjà très émouvante pour nous deux. Le musée est en cours de restructuration, toutefois il est tout à fait possible d'en visiter une partie pour une somme dérisoire (cinquante yens). Nous nous aventurons dans ce musée à la découverte des durs moments vécus par les habitants de l'époque, nous y apprenons beaucoup et voyons plusieurs objets de l'histoire. La montre d'une victime est exposée, stoppée net à 8h15 ce matin du 6 août 1945, comme la vie de plus de cent milles autres personnes.



Nous poursuivons notre chemin dans le parc alentours, qui compte de très nombreux monuments, et passons à côté de la flamme de la paix qui brûle sans discontinuer et ne sera éteinte que le jour où le monde sera en paix. Nous accédons également au mémorial des enfants, qui est composé d'un ensemble de grues en papier assez impressionnant. Des groupes scolaires viennent aussi déposer leurs propres créations. Nous finissons notre tour par le dôme, un des rares vestiges encore debout après l'attaque nucléaire et qui est ici pour rappeler les conséquences d'un tel acte.



Nous montons à bord d'un tramway pour reprendre un train de la ligne JR qui nous déposera à la station Miyajima-guchi. Lorsque nous descendons il ne nous reste plus qu'à embarquer à bord d'un ferry (JR également) pour nous retrouver sur l'île. Lorsque nous accostons, nous avons la "chance" de voir le fameux torii les pieds au sec. En fait de chance, Laetitia avait consulté la veille les éphémérides pour savoir quand la marée serait basse, afin d'organiser au mieux la visite. Nous allons directement vers ce torii et marchons jusqu'à ses énormes pieds. Le monument est gigantesque ; de près il fait "vieux" ! Quant au sanctuaire Itsukushima il semble un peu vide sans l'eau à ses pieds. Il reste les daims qui sont en liberté et que l'on peut voir un peu partout. Croyant en être loin, nous commençons à pique-niquer, lorsqu'un de ces daims s'approche et tente de manger nos sandwichs. Nous ne nous laissons pas faire et les daims vont jusqu'à essayer de dévorer le polo de Guillaume ! Ces daims qui étaient une belle surprise au début sont maintenant une véritable plaie ; les autres touristes sont aussi la proie de ces bêtes féroces :-)




Nous montons jusqu'à la pagode à cinq étages qui est juste à côté et qui nous offre déjà un très joli panorama. Nous allons ensuite vers le parc d'Omoto ainsi que vers la station de téléphérique. Sur le chemin, nous avons la chance d'être hélés par un vendeur de tickets et de prendre immédiatement après la navette gratuite qui nous dépose au pied de la station. Nous montons et arrivons à un premier point de vue qui, malgré le ciel couvert, nous permet de prendre quelques superbes clichés.



Nous prenons ensuite le chemin vers le mont Misen qui se trouve cent mètres plus haut (en dénivelé), soit à cinq cent trente cinq mètres au dessus du niveau de la mer. Le sentier descend avant de remonter, il est façonné tout du long et il y a beaucoup de marches de hauteurs différentes. Lorsque nous arrivons enfin à l'observatoire du mont Misen nous faisons une longue pause et sommes ravis de la vue qui s'offre à nous. Ici aussi la météo ne joue pas en notre faveur et à défaut de clichés colorés nous nous contentons de faire des photographies envoûtantes du paysage.



Il ne nous reste plus qu'à descendre de la montagne par le second chemin ; celui-ci nous semble interminable et est peuplé d'insectes en tout genre qui nous harcèlent continuellement. Le Japon est un pays sauvage, nous le découvrons à chaque escapade dans la nature. Nous y croisons peu de monde. Lorsque nous arrivons en bas nous apercevons le magnifique temple de Dashoin qui ferme ses portes, comme beaucoup de lieux de culte, à 17h00. Nous retournons vers le sanctuaire Itsukushima et le torri pour avoir la bonne "surprise" de voir que la marée est maintenant haute et que l'un comme l'autre donne l'impression de flotter.

Nous finissons par les petites rues commerçantes dont les échoppes ferment les unes après les autres avant de nous diriger vers le ferry et regagner Kyoto via Hiroshima et Osaka. Arrivés à destination, peu habitué au lieu nous prenons la première sortie et devons faire demi-tour quelques mètres plus loin. Nous récupérons nos bicyclettes et, déjà fourbus par notre journée de marche, nous pédalons péniblement pour retrouver notre domicile, une bonne douche et un futon confortable. Comme il fait nuit, nous devons allumer nos lumières ; Laetitia ayant maintenant un vélo électrique voit rapidement les batteries se consommer. À peine sortie des voies le long de la kamogawa que la lumière se met à clignoter et l'assistance électrique se coupe. Le vélo est tout aussi lourd et sans assistance le chemin est encore plus pénible. Lorsque la lumière s'éteint totalement, nous préférons finir les derniers mètres à pieds.

mercredi 27 mai 2015

Japon, jour 16 - Nishiki, Gion

Aujourd'hui nous voulons commencer par faire réparer nos vélos, ensuite nous souhaitons visiter le marché de Nishiki, le quartier Gion et finir par le marché au tofu.

Résultat : 90 % accompli !

Nous nous levons tranquillement (le magasin du loueur de vélo n'ouvre qu'à 9h00), prenons le temps de faire un solide petit déjeuner et de préparer notre itinéraire. Nous nous rendons chez le loueur de vélo ; celui-ci, vêtu d'un costume, nous reçoit avec une aimable politesse et s'excuse à répétition pour les désagréments que nous avons rencontrés. Nous repartons immédiatement avec deux nouvelles bicyclettes. Guillaume a maintenant un bolide à sept vitesses et Laetitia est surclassée en vélo électrique ! Nous voici maintenant à égalité face à la route :-p.



Nous nous arrêtons au sanctuaire Okazaki-jinja qui est dédié au lapin, symbole de l'accouchement, puis nous allons vers la kamogawa pour descendre le long de la rivière jusqu'à la hauteur du marché. Nous déposons nos vélos dans un parking prévu à cet effet et nous commençons à marcher. Nous tournons dans des jolies rues couvertes et bordées de divers commerces et restaurants. Puis nous arrivons à l'entrée du marché couvert de Nishiki et trouvons donc des étals de produits frais un peu partout, la rue est également pleine de monde. Nous regardons curieux tout ce qui est proposé. Il y a énormément de choix et d'aliments qui nous sont inconnus. Nous ressortons du marché avec une petite faim et nous arrêtons donc déjeuner.


 



Nous nous dirigeons à présent vers le quartier Gion. Nous errons dans les rues de l'ancienne Kyoto en nous rapprochant de notre premier temple, le Ryozen-Kannon. Dès notre arrivée sur les lieux nous sommes époustouflés par ce que nous voyons : la grande statue de Kannon se découpant dans les arbres. Malheureusement nous arrivons trop tard et le temple est déjà en train de fermer, c'est vrai que le temps passe et il est déjà 16h. Tout juste nous autorise-t-on à faire deux photographies depuis l'entrée.


Nous allons maintenant vers le sanctuaire Yasaka qui est malheureusement en rénovation ; cela ne nous empêche pas de faire un tour dans le parc et d'arriver sur le dernier temple de notre visite le Chion-in. Encore une fois il est trop tard pour pouvoir le visiter. Nous retournons vers nos vélos en passant par le pont Tatsumi-bashi, qui nous offre un dernier voyage dans le temps.



Au vu de l'heure, lorsque nous récupérons nos bicyclettes, nous savons déjà que Guillaume devra attendre pour déguster le meilleur tofu de Kyoto. Nous décidons de nous arrêter au bord de la Kamogawa pour y tremper nos pieds sous les derniers rayons de soleil de la journée. Après cette chaude journée, isl ne demandent que ça.

mardi 26 mai 2015

Japon, jour 15 - Fushimi Inari-taisha

Après une excellente nuit (merci les deux matelas sous le futon), nous souhaitons nous rendre au sanctuaire Fushimi Inari-taisha. Nous voulons également faire le trajet entre notre domicile temporaire et la gare de Kyoto pour évaluer cette alternative au bus pour de futur déplacement hors de la ville. Nous aimerions ensuite revenir par un marché pour y acheter le meilleur tofu de la ville. Il faut savoir que Kyoto est réputée pour son tofu, les étals des supermarchés ne trahissent pas cette réputation d'après les premières dégustations de Guillaume, qui est aux anges.

Résultat : mission compliquée avec l'état de nos vélos !

Dès 6h00 nous ouvrons les yeux réveillés par les lueurs du soleil. Le Japon n'a pas d'heure d'été ; en ce moment il fait jour dès 4h30 et jusque vers 19h00. Sans nous presser, nous prenons notre petit déjeuner et partons pour notre escapade. Comme Laetitia le soupçonnait déjà hier soir, la boîte de vitesses automatique de son vélo ne fonctionne pas ; sa bicyclette reste bloquée en première vitesse, ce qui est pénalisant pour parcourir de grandes distances. Nous essayons de passer chez le loueur, qui ouvre à 9h00 d'après notre brochure, et à 9h15 toujours personne. Laetitia accepte de pédaler un peu plus aujourd'hui pour que commencions nos visites. Nous naviguons tranquillement au bord de la Kamogawa, la rivière que nous avions vue la veille et qui traverse Kyoto. La piste est agréable et assez large pour croiser les piétons et autres cyclistes sans problème. Nous nous arrêtons à intervalles réguliers pour vérifier notre chemin. Nous remontons sur la route et continuons jusqu'à la gare. Arrivés à la gare un policier nous intime l'ordre de descendre de nos cycles et de les pousser ; si les vélos sont tolérés sur les trottoirs il y a tout de même des zones où seuls les piétons peuvent circuler. Nous cherchons ou l'on peut stationner nos vélos et faisons grises mines en découvrant qu'il y en a tellement au Japon que garer son vélo est aussi problématique (et coûteux, en rapport) qu'avec une automobile. Nous passons ensuite chez un autre loueur de la même association pour demander s'il peut réparer le vélo de Laetitia. Peine perdue, comme nous le constaterons en tentant notre chance ailleurs en ville, personne ne souhaite rechercher la panne et tous nous renvoie vers le loueur. Nous essaierons d'y passer avec sa fermeture, à 18h00.



Tant bien que mal, nous faisons notre chemin à travers la ville, nous croisons une pagode à cinq étages à laquelle nous faisons une pause. Nous avons, à ce moment, déjà parcouru pas loin de huit kilomètres, nous cyclistes d'un jour. Le temple Toji, à côté, est joli mais c'est de l'autre côté de notre carte que nous souhaitons nous rendre.



Après la visite, nous allons vers le sanctuaire qui nous intéresse : le Fushimi Inari-taisha. En chemin nous avons la chance de croiser le centre de développement de Nintendo. Nous faisons le tour de ce grand bâtiment blanc, et bien évidemment nous ne pouvons pas y pénétrer ; les prochaines générations de consoles sont derrière ces murs. Un camion blindé arrive à l'accueil et Guillaume est persuadé que de nouveaux prototypes de consoles sont à l'intérieur ;-) Nous poursuivons notre route, sous une chaleur écrasante (32°C sous abris) et un ciel bleu azur, et arrivons à la station de train 'Fushimi'. Nous remontons une ruelle pleine de boutiques et sommes, à ce moment, certains d'être au bon endroit. Nous continuons et arrivons enfin à destination. Nous trouvons où laisser nos véhicules et cherchons un coin d'ombre pour s'installer et pique-niquer.



A peine installés et le sandwich en main, un groupe d’élève japonais s'approche de nous pour un de leur devoirs d'école. Ils nous posent quelques questions au sujet de notre séjour, dans un anglais hésitant mais d'un bon niveau pour leur âge, et nous répondons avec enthousiasme. Ils finissent par prendre la pause avec nous tandis que leur enseignant prend une photographie. Et voilà que nous venons de donner encore une interview, notre troisième depuis le début du séjour ! Contrairement à une chaîne de télévision locale qui nous a abordé à Ginza, ils ne nous a pas demandé quel était notre plat préféré au Japon, quelle quantité nous pouvions en manger et si en plus nous étions capables de manger plusieurs plats différents en même temps !



Nous commençons notre visite des lieux et rapidement nous prenons le chemin des toriis rouges vermillon qui serpentent dans la colline. D'après le guide il y en a des centaines. Nous circulons en suivant le chemin tracé par ces toriis et restons émerveillés par l'ambiance du lieu jusqu'au sommet, à 233 mètres, depuis lequel nous avons un magnifique panorama sur la ville de Kyoto.



Lorsque nous reprenons les vélos nous décidons d'essayer de retourner chez le loueur car il devient urgent de réparer la bicyclette de Laetitia. Sur le chemin du retour, à quelques mètres du logement, Guillaume a la malchance d'avoir une roue à plat ! Il est malheureusement trop tard pour aller chez le loueur aussi nous irons demain.

Nous regagner notre maison, exténués par cette journée où nous avons fait plus de vingt kilomètres à vélo et une dizaine à pieds dans la colline. Guillaume sort faire quelques courses dans un supermarché à deux pas pour finir de remplir le petit réfrigérateur et acheter du riz ; il y a dans notre cuisine un cuiseur à riz et il tient absolument à l'essayer. Bizarrement, ici, le riz est rangé à côté de la nourriture pour les animaux et pas dans le rayon des pâtes. Heureusement, les clients et le personnel des magasins sont toujours très aimables et prompts à aider.


lundi 25 mai 2015

Japon, jour 14 - départ, Kyoto

Aujourd'hui départ pour Kyoto ! Nous avons réservé nos places dans le shinkansen la veille pour être tranquille le jour même. Et ce matin nous somme tellement motivé que nous arrivons suffisamment tôt pour prendre le train précédent. Nous montons dans le shinkansen, et prenons nos places, tout excité par le voyage qui nous attends.


Nous arrivons vers midi à Kyoto sans aucun problème. Comme indiqué sur notre plan, nous allons vers l'arrêt de bus et patientons quelques minutes. Dans le bus, nous regardons la ville qui défilent, celle-ci nous fait penser à Tokyo. Puis nous sortons peu à peu du centre ville de Kyoto et sommes émerveillé par de nouveau paysage. Lorsque nous descendons, nous tentons de nous repérer et prenons facilement le chemin de notre location.


Nous sommes enchanté des lieux qui vont nous accueillir pendant ces quelques jours, c'est une toute petite maison, mais il y a tellement plus de place que dans la chambre d'hôtel que nous occupions auparavant. Nous faisons le tour de l'habitation et nous rendons chez un loueur de vélo, afin d'emprunter des bicyclettes pour toute la durée de notre séjour, encore une fois aucune caution n'est à verser, et pour la restitution nous pouvons simplement déposé les vélos devant la boutique si elle est fermée.


Nous profitons de nos nouvelles montures pour faire des grosses courses pour se cuisiner un bon repas ce soir. Et nous sortons également vers une rivière que nous avions croisé avec le bus. Il est possible de traversé l'étendu d'eau à l'aide de grosse pierre, on s'y amuse bien, on se pose quelques instants au bord de ce nouveau paradis et rentrons tranquillement vers notre petit chez nous temporaire.

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