Guillaume et Laetitia...

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 27 octobre 2017

Allemagne, jour 4 - Spiele Essen

Aujourd'hui, c'est l'ouverture au public de l'édition 2017 du salon du jeu à Essen, ou Spiele Essen pour les habitués.

Nous nous sommes levés tôt et quittons Mettmann juste avant 7h00 du matin, dans la nuit mourante. Le trafic est plus dense que la veille, soit parce que nous sommes partis quelques minutes plus tôt, soit parce qu'hier c'était mercredi, le jour des enfants. Nous ne mettons pas beaucoup plus d'une demi-heure pour nous garer au même parking que la veille, le P6 de la foire. Nous mettons à profit le temps libre avant l'ouverture pour finir notre nuit, prendre le petit-déjeuner et rédiger l'article sur la journée précédente, sous le regard circonspect du personnel de la foire, du parking et des exposants. Nous observons ce manège matinal, les arrivées se succédant à bon rythme, bientôt organisées par les agents de sécurité du parking qui guident les automobilistes vers la place adéquate. Des joueurs commencent à arriver, nous sentons leur excitation ; serait-on à quelques dizaines de minutes d'un grand Essen, empli de nouveaux jeux exceptionnels ?

À 9h30, nous décidons à notre tour de nous rendre à la foire, quelques dizaines de mètres au dessus du plafond en béton. Les caisses sont déjà ouvertes et malgré une foule bien ramassée près de l'entrée Sud, les files d'attente pour acheter les tickets sont quasi-inexistantes. Nous prenons nos billets et allons patienter à quelques mètres des portes d'entrée. Au premier mouvements de foule, un peu avant dix heures (les portes auraient-elles cédées ?), nous suivons et entrons.

Le salon est plus grand que l'an passé : plus de jeux, plus de monde, plus de stands, plus d'espace. On circule aisément en général, à part quelques embouteillages quand des deux côtés une queue s'est formée, par exemple pour accéder au stand d'une grosse boutique. Nous sommes d'ailleurs surpris de voir que ces boutiques sont prises d'assaut dès l'ouverture, avec des files d'attente qui empiètent sur d'autres stands ; plus tard dans la journée nous sommes passés par deux d'entre elles, quand la file s'était enfin déplacée ailleurs, sans pour autant remarquer quoi que ce soit qui nous intéresse particulièrement.

Essen 1 Essen 2 Essen 5

Nous avons été extrêmement raisonnables pour l'édition 2017 du Spiele Essen, en limitant nos achats à une liste pré-établie et co-approuvée :

  • Pursuit of Happiness ; uniquement le jeu de base, nous confirmerons que nous sommes fans du jeu avant d'acquérir son extension (cessons d'être complétiste)
  • Finished
  • Fabled Expansion, une extension pour Fünkenschlag (alias Power Grid, Megawatts) ajoutant un nouveau mode de jeu
  • Heroes and Colonies, une extension à Peloponnese

Nous avons bouclé nos acquisition pendant la première demi-heure du salon et avons passé le reste de la journée à déambuler dans les différents halls, tentant plusieurs techniques (dites des "allées", peu fiable, ou de la "spirale", plus compliqué et rapidement abandonné) pour s'assurer de n'en rien manquer. Pas de coup de cœur cette année, malgré plein de jeux sympathiques comme Rajas of The Gange. D'anciens jeux nous tentent toujours, comme Far East War 1592, nous les étudierons plus en détail pour, peut-être, les commander plus tard.

Cette année, il y a plusieurs stands qui propose des Escape Games ou Open the Box ; rythme du salon oblige, elles durent dix minutes plutôt qu'une heure. Il y a également beaucoup de jeux Kickstartés avec succès ou à venir ; la plate-forme est devenue incontournable et décide du sort des jeux tôt dans leur genèse. Enfin, comme prédit par Laetitia, le thème de l'année est bien l'espace, avec moult jeux de bataille, de conquête ou de survie sur la planète Mars ou dans des systèmes lointains ; quelques éditeurs font de la zombie-résistance, nous ne saurions que trop leur conseiller de les envoyer par la première fusée en partance.

Chaque Spiele Essen est l'occasion pour Guillaume de rechercher un jeu en particulier, souvent sorti quelques années auparavant et très difficilement trouvable. Comme l'an passé, Guillaume recherche Leviathans. Évidemment, impossible de mettre la main dessus (malgré un faible espoir achevé par "oh, nous l'avions le mois passé à la convention aux Pays-Bas !").

Comme lors des manifestations, la guerre des nombres oppose Guillaume et Laetitia, le premier affirmant avoir joué à cinq jeux tandis que la seconde compte deux jeux testés sur la journée : Pocket Madness et Master of Orion.

Dans Pocket Madness, les joueurs incarnent des cultistes qui font appel aux divinités du panthéon de la mythologie lovecraftienne pour rechercher toujours plus de savoir et faire sombrer les adversaires dans la folie tout en préservant sa propre santé mentale. Les illustrations sont réussies, le thème respectée, toutefois il manque un petit quelque chose à ce jeu qui se situe entre le party game par sa simplicité de mise en route et le jeu de société par la longueur de ses parties. Peut-être la mécanique du jeu est-elle trop simple et privilégie la tactique à la stratégie ou alors nous n'avons pas saisi quelle profondeur de jeu était possible. Difficile de se faire une idée objective en quelques tours dans le chaos bruyants d'un salon surpeuplé.

Dans Master of Orion, les joueurs incarnent des responsables de peuples (humains ou extra-terrestres) luttant, dans l'espace, pour la maîtrise d'Orion. C'est essentiellement un jeu de cartes, le plateau de chaque joueur servant à compter les ressources disponibles, les actions à jouer et celles qui l'ont déjà été. Il est question de construire des systèmes composés bâtiments ou vaisseaux spatiaux. Le jeu nous fait énormément penser à Race For the Galaxy qui nous a gentiment été offert trois ans plus tôt et que nous adorons tous les deux. Au prix des jeux (en augmentation), nous préférons investir dans une extension pour Race For the Galaxy.

Essen 5 - Pocket Madness Essen 6 - Master of Orion Essen 3

En nous promenant dans les allées, nous remarquons la présence de près d'une dizaine de stands de professionnels venus se faire connaître des éditeurs de jeux. Qu'ils soient spécialistes de l'impression de cartes à jouer, de boîtes de jeux ou partenaire intégrant toutes les étapes de la production en masse d'un jeu, ils ont des stands très sobres et qui font très professionnels par rapport aux véritables capharnaüms que nous pouvons voir quelques mètres plus loin.

Entre autres stands en plus grand nombre, rapport au plus grand espace et à la plus grande affluence, il y a ceux qui permettent aux visiteurs de se restaurer. Il y a désormais beaucoup plus de points de restauration, que ce soit de tout petits stands proposant des bretzels XXL (pour lesquels nous avons craqués) ou de plus grands espaces semblables à des fast-food ou petits restaurants. Il y a, en revanche, des stands dont nous questionnons la pertinence et la présence. Lorsque nous passons devant un stand vantant des fauteuils massants, un autre proposant des ustensiles de cuisine arborant des meeples, d'autres vendant des tampons encreurs ou des autocollants, nous pensons plus être en train d'arpenter une Foire Internationale qu'un salon du jeu.

La fin de la journée approche, dès 18h00 nous nous dirigeons vers la sortie, tirant notre valise qui contient en volume autant notre sac à dos que des jeux. Arrivés à notre automobile, nous troquons la valise pour nos sacs de piscine et retournons au Gruga Park Thermes pour nous détendre comme la veille, pendant que les visiteurs de la foire viennent s'agglutiner à la sortie des parkings et sur les routes pour quitter Essen. Entre deux saunas, lorsque nous nageons nus dans la piscine à l'eau éclairée de bleu et de vert, nous faisons le bilan de cette édition 2017. Même si nous n'avons évidemment pas tout vu, ni n'avons joué à beaucoup de jeux, une journée nous suffit amplement et nous décidons de ne pas y retourner le lendemain. Nous allons nous installer dans la Japanhaus pour un Aufguss "spécial". En une seule session, il alterne successivement quatre senteurs différentes, balayées sur les participants avec un énorme éventail ou une serviette dont les animateurs ont le secret du maniement, puis clôturer par une dégustation de quartier d'orange.

Nous regagnons Mettman en milieu de soirée, tout à la fois fatigués, détendus et passablement affamés.

jeudi 26 octobre 2017

Allemagne, jour 3 - Essen

Ce matin, nous quittons l'appartement avant l'aube avec un objectif triple : faire le trajet vers Essen que nous ferons les deux prochains matins, y prendre le petit-déjeuner dans une boulangerie recommandée par un blogueur que Laetitia suit assidûment et déplacer notre automobile stationnée dans une rue piétonne pour la nuit.

Nous effectuons le trajet en une grosse demi-heure sans rencontrer de difficultés ; cette année il n'y a pas de zones de travaux tout à proximité de la ville et quand bien même le trafic est dense de ceux qui vont travailler à Düsseldorf et Essen, les automobilistes allemands sont très disciplinés et rendent la circulation fluide.
Nous nous garons au parking P6 pour la journée, juste sous l'entrée Ouest de la foire. À chacun de nos passages au parking nous croiserons des représentants de boutiques ou des exposants ; en fin de journée, les premiers sont facilement reconnaissables à leur chargement de jeux ramenés de la foire tandis que les seconds sont encore affairés à préparer les stands pour le jour J.

Laetitia guide Guillaume jusqu'à la boulangerie Troll (un nom pareil, ça ne s'invente pas !), vantée par Gus&Co pour son sandwich végétalien et sa pâtisserie à la crème de soja et vanille. Sur place, point de sandwich végétalien mais plusieurs tartes salées très élaborées, de chaussons aux légumes et un streusel fourré à la crème soja vanille.
Nous commandons et nous installons à l'une des tables joliment décorées pour consommer sur place. La boulangerie fait également office de boutique de produits biologiques et végétaliens. En arrivant nous nous demandions comment deux boulangeries, installées l'une en face de l'autre, pouvaient ne pas se faire concurrence ; nous avons notre réponse.
Nos boissons chaudes nous sont apportées à table et nous commençons à nous restaurer autant qu'à nous régaler.


Nous prenons la direction du centre-ville, à pieds, traversant plusieurs quartiers contigus, les habitations laissant place aux boutiques, auxquelles se mêlent les points de restauration, y inclus les très nombreuses boulangeries et coiffeurs.
Nous faisons halte dans un parc, dernière oasis de verdure avec le tout-béton du centre-ville.

Le centre-ville d'Essen est composé de plusieurs grandes et moyennes places reliées par des rues piétonnes contenant, invariablement, les même boutiques que vues ailleurs : H&M, Depot, Foot Locker, New Yorker, McDonald's, Burger King, ... Nous en venons à nous demander ce qui caractérise réellement Essen. Ce qui, en soit, différencie une ville européenne de taille moyenne d'une autre. Bâtiments, automobiles et bus, boutiques, produits, mode et gens, tout est très semblable ; est-ce l'uniformisation du village planétaire ?


Nous rebroussons chemin et allons déjeuner tardivement dans un restaurant Hans im Glück où Guillaume essaie un nouveau burger végétalien tandis que Laetitia essaie un autre burger végétarien. Ensuite, nous nous dirigeons vers le Gruga Park et ses thermes. Une fois renseignés sur ce que le centre propose, nous décidons de retourner à la voiture chercher nos affaires de bain et Guillaume explique que nous serons de retour dans vingt voire vingt-cinq minutes. C'est plutôt ambitieux car le parking se trouve exactement à l'opposé des thermes et que nous ne pouvons pas traverser la foire. Nous progressons via le Gruga Park, par endroit totalement désert, et découvrons un vaste enclot dans lequel se promènent des cerfs et des biches, protégés du bruit de la circulation par une petite butte. Difficile de croire, à cet instant, que nous sommes tout près du parking.
Nous finissons par retrouver notre automobile, troquons nos sacs d'explorateurs urbains pour ceux contenant nos serviettes et gels douche et retournons aux thermes du Gruga Park.


Le centre dispose d'une petite piscine intérieure et d'une plus grand piscine extérieure ovoïde chauffée avec, en son milieu, un autre bassin à débordement plus chaud encore. Il y a trois saunas à l'intérieur et deux autres à l'extérieur dans ce qui ressemble à un temple shintoïste. Les saunas à l'intérieur sont classiques et de petites dimensions tandis que ceux à l'extérieur sont plus spacieux et peuvent accueillir plus de monde. Nous nous installons tout d'abord dans le sauna extérieur au rez-de-chaussé du temple shintoïte ; il se nomme Himalaya et un de ses murs est recouvert de gros blocs qui rappelle effectivement le sel rose de l'Himalaya. Nous poursuivons avec celui situé à l'étage, nommé Japanhaus (littéralement maison japonaise), tout à propos.
Nous alternons pendant près de trois heures les passages aux saunas, la piscine extérieure et les Aufguss dans la Japanhaus. Les Aufguss sont des animations où un employé des thermes, rompu au maniement (à l'art) de la serviette, arrose les pierres chaudes du sauna avec de l'eau infusée de plantes pour embaumer le sauna, puis utilise la serviette pour répartir chaleur et senteurs sur les participants.

Relaxés, détendus mais aussi fourbus de notre journée, nous regagnons le parking et retournons à Mettmann pour nous reposer avant le Jour J, J comme Jeudi, comme Jeux, comme Essen (komm, spiele mit).

mercredi 25 octobre 2017

Allemagne, jour 3 - Essen (en préparation)

En préparation...
Mise à jour demain soir.

mardi 24 octobre 2017

Allemagne, jour 2 - Duisburg/Wüppertal

Après une très bonne nuit de sommeil dans un lit gigantesque (d'après notre expérience) et extrêmement confortable, nous nous réveillons, prenons un petit déjeuner léger et nous lançons en direction de Duisburg.

Notre première étape à Duisburg, Tiger & Turtle - Magic Mountain est plutôt inhabituelle, car il s'agit d'un escalier représentant un grand huit. Ce pourrait être tout si cette sculpture n'était pas visitable, à pieds, comme tout bon escalier.
Nous approchons de l'adresse glanée sur Internet et ne voyons rien avant de remarquer, isolée, au sommet d'une colline, la structure métallique. Guillaume repère un petit chemin semblant grimper jusqu'à l’œuvre et gare l'automobile aussitôt. Nous nous engageons sur le sentier, tantôt de terre, tantôt pavé, sans trop savoir exactement quand nous arriverons. À force de serpenter le long de la colline, le chemin nous rapproche petit à petit de la sculpture et finissons par atteindre le site après une promenade d'une petite vingtaine de minutes. Ce sympathique tracé en pleine nature permet de se couper rapidement des habitations plus basses et de découvrir, sous tous les angles, l'incroyable escalier. Une fine bruine balaie la colline mais le ciel gris permet de profiter d'un contraste intéressant pour nos clichés photographiques.
Arrivés au pied de la structure, nous découvrons qu'un côté est malheureusement fermé et il n'est pas possible de poursuivre l'escalier dans la partie du looping (nous nous en doutions, mais tout de même avec des bottes magnétiques ce serait possible).
Nous gravissons les quelques parties qui nous sont accessibles, cela donne un petit vertige vite effacé par l'enthousiasme que procure ce lieu incongru. Nous retournons à notre véhicule pour prendre la route de Duisburg Nord et son Landschaftspark.



Le Landschaftspark est un ancien parc industriel, aujourd'hui désaffecté et partiellement restauré, qui a un certain charme et dans lequel certaines constructions sont sécurisées pour la visite du public. Après l'escalier sur la montagne magique, nous poursuivons avec plusieurs séries de marches pour nous retrouver à presque quatre-vingt mètres de hauteur et avoir une vue imprenable sur... cinq kilomètres, le reste étant caché dans le gris de la pluie.
Le parc est vaste, il y a plusieurs anciens hauts fourneaux qui sont visitables et documentés ; nous apprenons que c'est en partenariat avec l'Union Européenne que ce site est sauvegardé, pour rappeler la grandeur passée de la Rhur et aussi parce qu'il faut montrer "les petits roues dans les grands engrenages" ; bien qu'elle ne soit pas très à propos dans le texte qu'elle accompagne, cette phrase nous plaît et nous marque.



Nous avons encore beaucoup de temps libre dans cette journée et décidons d'aller manger à l'un des Sattgrün de Düsseldorf, une chaîne de restaurant proposant un buffet vegan. Le choix est intéressant, Laetitia se régale surtout d'un gâteau au chocolat aux cerises tandis que Guillaume, comme à son habitude, se délecte d'une préparation indienne. Guillaume déclare que tout est cuisiné avec brio et, de son propre aveu, admet qu'il aurait grand peine à égaler certaines des cuissons nécessaires à ces plats.

Après cette halte gastronomique, nous décidons d'avancer notre programme du lendemain et de nous rendre à Wuppertal pour y découvrir la ville et son train suspendu. N'ayant pas préparé en détail cette visite, nous choisissons une gare au hasard, Alt Markt. Après quelques tours et essais infructueux, nous sommes ravis de trouver un parking économique (4€ la journée) pour y laisser l'automobile les quelques heures que nous baladerons ici. Nous prenons notre ticket et sautons dans le premier train qui se présente. La sensation est très sympathique, le tracé de la ligne du train accompagnant celui de la rivière Düssel autour de laquelle Wuppertal s'est construite ; c'est impressionnant de circuler au dessus de l'eau et tout aussi impressionnant de constater, à chaque arrêt dans une station, que le train se balance franchement. Nous allons jusqu'au terminus puis faisons demi-tour et nous arrêtons en chemin pour faire les boutiques en centre-ville. Las de notre journée, nous reprenons la route de Mettmann pour regagner notre foyer temporaire.



Même si la journée nous a semblé légère, nous avons apprécié d'avoir pris de l'avance sur notre programme tout en mettant à profit le temps passé dans chacun des lieux visités. La définition de bonnes vacances en somme.

lundi 23 octobre 2017

Allemagne, jour 1 - Cologne

Après un excellent week-end, ce matin, Guillaume et Laetitia prennent la route pour un petit voyage en Allemagne, tours et détours avant le traditionnel Spiel Essen. Pour se loger, Laetitia a repéré un charmant petit appartement à Mettmann via AirBnb.
Même si le chemin jusqu'à Mettmann n'est pas long, nous décidons de profiter de l'occasion pour faire une halte à Cologne pour voir sa célèbre cathédrale.

Laetitia prend le volant pour aligner trois heures de route tranquille pendant que de jolis paysages défilent ; la campagne allemande, avec sa verdure et ses éoliennes, ressemble à s'y méprendre aux cartes du jeu Mega-Watts.
Nous arrivons enfin à Cologne, tentant de suivre les indications successives du GPS dans le centre-ville. Guillaume effectue la toute fin du trajet et d'après-lui il s'est perdu dans une suite ininterrompue de "gauche", "droite", "droite", "gauche". Finalement, nous nous présentons à l'entrée d'un parking souterrain et, effrayés par le tarif (60 centimes les 20 minutes !), nous tentons sans succès de trouver une meilleure option. Penauds (surtout Guillaume qui a de nouveau lutté contre le GPS), nous nous rabattons sur le premier parking, le Philarmonie de Cologne.
À défaut d'être bon marché, ce stationnement présente l'avantage d'être idéalement situé, tout à côté de la magnifique cathédrale de Cologne qui nous émerveille par son architecture, fouillée et imposante, et sa couleur qui laisse à penser qu'elle a traversé les âges jusqu'à nous - ses premières pierres ont théoriquement près de 770 ans.



Nous entrons dans l'office du tourisme, bâtiment à la mesure de la cathédrale auquel il fait face, pour nous renseigner sur ce que l'on peut visiter aux alentours immédiats. La faim nous gagne alors. Laetitia se souvient d'un article de Gus&Co et se connecte au WiFi pour établir un itinéraire piéton pour se rendre à Hans im Gluck, un restaurant de burgers compatibles avec le régime alimentaire de Guillaume, à moins de deux kilomètres de la cathédrale.

Nous entrons dans l'établissement et sommes très agréablement surpris par le cadre. Nous ne savions pas à quoi nous attendre et Hans im Gluck est très loin du fast-food traditionnel ; à vrai dire, c'est une chaîne de restaurants tout à fait classiques, à l'ambiance chaleureuse. Nous sommes reçus très aimablement, guidés jusqu'à notre table et nous recevons chacun un menu en anglais. En sus des burgers "classiques", il y en a une dizaine qui sont végétariens et quatre qui sont végétaliens. Guillaume est satisfait, Laetitia se laisse tenter par un steak épinard et fromage tout à fait succulent. Nous ressortons rassasiés et continuons à déambuler dans les rues en direction du Lego Store.
Comme beaucoup de marques, Lego a ouvert des boutiques spécialisées, décorées avec de nombreuses constructions, vendant ses  boîtes aux innombrables licences ; le lieu est sympathique mais notre visite n'en reste pas moins très courte.

Nous sommes tout à fait ravis de notre parcours dans les rues de Cologne. Nous rebroussons chemin vers la cathédrale, faisons une petite halte pour observer la gare et regagnons notre automobile pour repartir en direction de Düsseldorf.
C'est la fin de l'après-midi, le trafic est plus dense mais aucun ralentissement ne se présente et nous arrivons, sans aucune difficulté, à la Classic Remise de Düsseldorf.
C'est un gigantesque salon d'exposition de véhicules anciens et récents, plus ou moins rares, certains d'exception. On peut déambuler entre la plupart des voitures, à l'état impeccable
Un chemin circulaire enceint la salle principale et longe de nombreux ateliers, préparateurs et concessionnaires de marques automobiles inhabituelles (Donkervort pour n'en citer qu'une), tous regroupés dans ce gigantesque bâtiment.



Après que Guillaume ait mitraillé de son appareil photo les véhicules, alternant des "waouh, regarde !" et autres "ça alors, une ..., incroyable !", nous repartons et mettons le cap sur Mettmann. Nous récupérons les clés du logement auprès du pub irlandais qui le jouxte, en face de l'église dont quelques vieux pavés moussus nous séparent.
Il y a plein de commerces à proximité, nous séjour ici sera plaisant, à l'exception du stationnement qui semble être un véritable luxe outre-Rhin !
Nous passons en courses et prenons possession des lieux, contents de cette toute première journée de congés, impatients de nous reposer pour continuer le lendemain.

vendredi 26 février 2016

Seattle, jour 7 - Victoria BC

Cette fois on sort des Etats Unis d'Amérique pour aller voir du côté du Canada comment c'est. Laetitia prend la direction de Victoria, pour d'une part rencontrer une amie de l'Internet et d'autre part voir à quoi ça ressemble. Après une nuit agitée (certainement l'excitation), un réveil en douceur vers 6h00 pour prendre le petit déjeuner avec Guillaume et partir vers 7h00 afin d'embarquer sur le bateau avant 8h00.

Le trajet entre l'hôtel et le quai est simple, toujours tout droit. Il y a un passage dans Vine street et ses drôles de gouttières avant d'arriver à l'embarcadère. Le bateau est spacieux et la vue est agréable. Il ne reste qu'à patienter 2h45 pour arriver sur l'île.

Une fois sur place Laetitia trouve Martine sans difficulté. Martine fait découvrir la ville à Laetitia en se baladant dans les rues du centre ville et en prolongeant jusqu'au parc Beacon Hill dans lequel on peut voir beaucoup de canards, une petite tortue sur sa branche et de jolies fleurs. A la sortie du parc nous remontons vers l'eau pour découvrir une superbe vue bien dégagée, et nous décidons d'aller manger au Flying Otter Grill.

Laetitia teste la poutine, tandis que Martine s'essaye au spaetzle. Après un repas copieux caressé par le soleil, une pause le long de l'océan à regarder ce qu'il s'y passe et avec la bonne surprise de voir des hydravions ; dommage qu'on ne puisse pas les voir décoller. Hélas il est déjà temps de reprendre le traversier pour retourner à Seattle.

Merci.

jeudi 25 février 2016

Seattle, jour 6 - Woodland park zoo

Aujourd'hui le programme est simple : visiter le zoo de Seattle. C'est parti pour tester tout d'abord le bus ; il faut déjà faire attention à faire l'appoint, le chauffeur ne rend pas la monnaie. Laetitia arrive un peu avant l'ouverture du parc et patiente. À l'entrée il y a peu de monde et une fois le plan en main le tour du parc peut commencer. Le zoo est divisé en plusieurs sections géographiques. Laetitia commence par la partie consacrée au Nord, les loups blancs et les grands ours bruns. Ensuite elle passe à la section "Australie" et ses fameux kangourous, poursuit avec l'Asie tropicale et les singes ainsi que, plus rares, les tapirs. Vient le tour de la savane africaine avant d'entrer dans les forêts tempérées et les animaux de la ferme. Enfin, Laetitia termine sa visite dans la forêt tropicale et ses lémuriens.


Sur le retour Laetitia souhaite faire un tour par le gas work park qui est un site désaffecté dont les bâtiments ont été laissés en l'état (mais sécurisé) tandis qu'un parc s'est construit tout autour. La vue sur le lac union y est très jolie. Depuis le parc on peut avoir une autre vue de la skyline de Seattle. Le détour valait le coup, Laetitia est enchantée.

Surtout que sur le chemin du retour, sous le pont, Laetitia découvre un troll gigantesque. Si si. Voilà une rencontre qui était plutôt inattendue et surprenante !

mercredi 24 février 2016

Seattle, jour 5 - Pacific science center et Olympic Sculpture Park

Petite journée aujourd'hui, Laetitia commence par le musée des sciences qui est plutôt grand et intéressant mais très orienté enfant. Il y a une exposition sur les mathématiques qui permet de faire quelques expériences autour des nombres et des formes. À 14h15 Laetitia assiste à la projection d'un film sur les Galapagos dans une salle IMAX. Les images sont d'une beauté incroyables et le documentaire est riche.

À la sortie du musée, un petit tour chez Dick's s'impose, histoire de tester le fast food phare de la région. L'expérience n'est pas vraiment concluantes : les frites sont très grasses et trop cuites, le fromage du cheeseburger a plus de goût que celui de ses homologues européens et son steak est vraiment trop cuit. Enfin, au moins c'est testé ! Le repas terminé Laetitia reprend son itinéraire en direction de l'Olympic Sculpture Park.


Il s'agit d'un parc au bord de l'océan. Dans celui-ci on trouve différentes sculptures. Le parc est assez petit et le coucher du soleil lui donne encore un peu plus de charme. Une fois le petit tour fini Laetitia procède à un petit repérage et prise d'information pour se rendre dans les prochains jours à Victoria, au Canada, puis retourne à l'hôtel.
Guillaume la rejoint peu avant 21h00 et tous les deux se racontent leur journée respective avant de sombrer dans un sommeil profond.

mardi 23 février 2016

Seattle, jour 4 - Aquarium, croisière et Chihuly Garden

Nous passons enfin une nuit complète et nous réveillons tranquillement pour le petit déjeuner. Pendant que Guillaume part travailler, Laetitia prévoit d'aller à l'aquarium puis de faire une croisière d'une heure dans le Puget Sound.

L'aquarium n'ouvre qu'à 9h30 et il est à 20 minutes à pieds de l'hôtel. Laetitia décide de prendre son temps et de repasser se perdre dans les allées de Pike Place Market. Elle y découvre une boutique où ils fabriquent leur propre fromage et se dit qu'elle y repassera certainement. Après avoir traversé la route 99, elle arrive au bord de l'eau et se rend à l'aquarium. Celui-ci est vide ou plutôt plein de poissons. Dans le hall, un mur d'aquarium, puis, dans la pièce suivante, des bassins avec des étoiles de mer, des crabes, des poissons invisibles, ... que l'on peut toucher. C'est dans cette salle qu'on trouve aussi les poulpes et un anneau de méduse. Ensuite on trouve une salle avec d'autres jolis poissons. A l'extérieur il y a des loutres de rivière et de mer qui font parties de la population du Puget Sound. Dans le sous-sol se cache l'histoire du saumon. Enfin, une dernière partie sur l'écologie et le tour est terminé. Après de longues minutes à observer les poissons du premier mur, direction la croisière.

Le ponton d'embarquement de la croisière se trouve à quelques mètres de l'aquarium, juste après le crab pot. À cette période de l'année il n'y a que deux tournées, la première à midi, la seconde à 13h20. Le temps est de la partie (c'est-à-dire qu'il ne pleut pas) et par conséquent la vue est bonne et dégagée. Le tour est commenté et on peut en apprendre encore un peu plus sur l'histoire de Seattle et par exemple son tout premier journal, ou ses grues de déchargement qui sont mondialement connues.

Il est seulement 13h30 lorsque Laetitia termine son escapade nautique et elle se dit qu'elle pourrait bien aller au musée Chihuly(http://www.chihulygardenandglass.com/) pendant l'après-midi. Elle prend en revenant sur ses pas un sandwich au poulet et fromage pour guise de repas et se rend au musée aussi nommé jardin du verre. Le passage d'une pièce à l'autre est assez impressionnant car en entrant dans chaque pièce c'est un émerveillement qui se laisse dire, ça c'est le plus beau et pourtant à chaque fois la surprise est au rendez vous. Les pièces de cet artiste sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Avant la sortie, une série de vidéos sont diffusées, expliquant plus en détail l'origine et les coulisses des différentes œuvres exposées. C'est ainsi que la journée touche à sa fin et que sitôt rentrée elle retrouve Guillaume qui, exceptionnellement, a quitté le travail de bonne heure (pour mieux continuer de la chambre d'hôtel !).

lundi 22 février 2016

Seattle, jour 3 - Pike Place Market, Underground Tour

Nous n'avons toujours pas absorbé le décalage horaire et nous nous réveillons à 3h00 ! Après avoir commencé à nous activer comme un matin normal nous sommes raisonnable et nous forçons à retrouver le sommeil, sans trop de difficulté finalement, pour nous réveiller quatre heures plus tard.
Aujourd'hui nous prévoyons d'aller au Pike Place Market et de visiter les souterrains du quartier historique de la ville. Nous souhaitons également en profiter pour faire un petit tour dans les boutiques du centre commercial de Westlake et déguster une bière à la brasserie Pike Brewing.

Nous prenons le chemin du marché. Lorsque nous arrivons à proximité, nous avons une belle vue sur l'océan. En entrant dans le marché couvert nous découvrons beaucoup plus de stands que ce à quoi nous nous attendions. Il y a bien sûr des poissons et des fruits de mer, mais également des habits, des fruits et légumes, des pâtes, du piment ; c'est très hétéroclite. Le marché est réparti sur six étages, et les surprises vont grandissantes au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans l'énorme labyrinthe de bois, avec ses demi-niveaux, ses tours et détours. Nous avons parfois l'impression de nous perdre entre les différentes boutiques et la "surface" propage un son assourdi dans les niveau inférieurs dont la magie et l'étrangeté des boutiques ajoutent au charme de l'endroit.


Après ce parcours du marché nous nous rendons au Westlake Center ; c'est un centre commercial qui n'a rien de bien particulier par rapport à ses homologues européens. Nous le trouvons même plutôt petit comparé à ce que l'on avait pu voir au Japon.
La seule différence notable c'est le food court au troisième et dernier étage ; c'est un espace de tables et de chaises partagées par une dizaine de restaurants d'inspirations différentes. Finies les disputes, chacun choisit son plat et vient prendre son repas avec les autres.
Sitôt notre déjeuner terminé nous nous dirigeons vers l'Underground Tour pour visiter les souterrains de la ville et en apprendre plus sur l'histoire de Seattle.

Nous avons le droit à une visite dans les souterrains très intéressante et découvrons les origines de la ville de Seattle, ses deux pères fondateurs, ses trois booms économiques, pourquoi nous nous promenons dans ce qui était le niveau du sol précédemment et, enfin, le lien de tout ceci a avec la chasse d'eau !

En remontant, nous nous arrêtons à la brasserie Pike Brewing ; pas de chance celle-ci ferme exceptionnellement à 15h00 aujourd'hui. De fait nous rentrons tranquillement à l'hotel en ne manquant pas de nous arrêter pour prendre des donuts et passer au Whole Foods Market prendre des plats à emporter et un pack de bières de la brasserie Pike Brewing, faute d'avoir pu les goûter sur place !


dimanche 21 février 2016

Seattle, jour 2 - EMP, Kerry Park

Ce matin réveil tranquille à ... 5h40 ! On patiente tranquillement en attendant de pouvoir descendre prendre le petit déjeuner. Nous mettons au programme l'EMP Museum, un petit repas au Lunchbox Laboratory et la brasserie Pike Brewing pour profiter du Washington Beer Open House day.

Vu que l'EMP n'ouvre qu'à 10h00 et qu'il est encore tôt nous décidons de commencer par faire un petit tour au Whole Foods Market qui promeut l'agriculture durable, biologique et propose beaucoup de produits, au grand plaisir de Guillaume. Une fois notre tour et nos étonnements passés nous prenons le chemin de l[EMP Museum. À notre arrivée celui-ci semble plutôt vide. Nous commençons par l'exposition sur la fantasy, poursuivons avec celle sur les films d'horreur, et terminons par l'exposition sur les films de science-fiction. Après un passage devant l'écran (vraiment) géant, nous trouvons une impressionnante Hello Kitty ainsi qu'une montagne d'instruments de musique, principalement des guitares. Nous faisons un petit tour dans l'espace dédié à Kurt Cobain et Nirvana avant de nous rendre dans l'exposition sur les jeux vidéos indépendants ; nous avons l'occasion de tester divers petits jeux, c'est très sympathique, mais nous regrettons de ne pas en apprendre encore plus sur d'autres aspects de la création de ces jeux, comme la musique. À l'étage nous trouvons une salle dédiée dans laquelle il est possible de s'essayer à un grand nombre d'instruments de musique dans des cabines insonorisées dédiées. Au final nous aurons passé quatre bonnes heures à visiter et commençons à avoir faim !


Nous nous dirigeons donc vers le Lunchbox Laboratory qui nous semble un endroit intéressant pour goûter à nos premiers burgers américains. Nous arrivons à destination après une bonne grosse trentaine de minutes de marche, quittant des quartiers sympathiques pour en traverser d'autres un peu plus... mornes. Nous prenons place et sommes surpris de recevoir la plaquette concernant l'happy hour avant de remarquer qu'il est déjà 15h30 ! Heureusement que le petit-déjeuner était copieux. Au vu de l'heure tardive, nous décidons de chercher un autre programme pour l'après-midi, sachant que les visites de la brasserie se terminent à 17h00.


Nous décidons de monter au Kerry Park, et monter n'est pas un petit mot ! Après une petite d'heure de marche nous arrivons au sommet au coucher du soleil, la vue est vraiment magnifique. Nous avons la chance d'avoir une journée sans pluie et de voir un joli paysage, nous pouvons même apercevoir l'imposant Mont Rainier au loin.


La nuit commence à envelopper Seattle, les éclairages se mettent en marche et nous aussi. Nous retournons à l'hotel où nous sommes accueillis avec du cidre de pomme chaud à la cannelle et des cookies. De quoi bien finir la journée :-)

samedi 20 février 2016

Seattle, jour 1 - arrivée, Space Needle

Nous arrivons à l'aéroport vers 11h40, nous nous attendons à de gros contrôles mais ce n'est pas du tout le cas ; nous présentons nos passeports, les ESTA imprimés et nos déclarations pour les services de douanes et d'immigration, tout est en ordre !
Nous récupérons nos bagages et après un dernier petit contrôle de sécurité et nous voilà sur le territoire américain. Nous allons vers le light train qui relie l'aéroport de Seattle Tacoma à l'agglomération de Seattle et poursuivons notre trajet dans le monorail. En descendant du monorail nous nous demandons pourquoi nous l'avons pris, tellement le trajet est court ! Comme nous l'a soufflé le réceptionniste à l'hôtel c'est une expérience à faire, une fois, notamment pour profiter de la vue.

Le terminus du monorail se situe au sein d'un complexe d'attractions et de restaurants ; nous faisons face à la Space Needle et lui disons à bientôt pour nous diriger vers l'hôtel pour déposer les bagages. Nous arrivons à destination peu avant 14h30 et une fois arrivés dans la superbe et spacieuse chambre et son lit à escalader (oui il est très haut), Guillaume ressort pour se rendre au  travail. Laetitia, quant à elle, analyse les différents musées et formules qui existent, afin d'optimiser au mieux le tout.
Lorsqu'elle finalise son sac, Guillaume lui téléphone pour l'informer qu'il ne reste pas au bureau ; il a repéré les lieux, rencontré l'équipe de Seattle et son N+2 lui a donné le reste de l'après-midi pour qu'il se repose. Après une courte nuit (quatre heures), un réveil dans la nuit (3h15) et un long vol sans trouver le sommeil, ce n'est pas du luxe !


Au retour de Guillaume, nous décidons de faire une bonne petite sieste. Une fois tirés d'un profond sommeil par l'alarme sagement réglée, nous allons à la Space Needle afin de contempler Seattle d'en-haut. Comme nous nous y attendions la vue est magnifique. Il y a énormément de vent, ce qui est plutôt désagréable, heureusement que le spectacle en vaut le détour. Si le spectacle présente des similitudes avec Osaka la hauteur moindre et les innombrables voitures en mouvement font la différence.

Sur le chemin du retour la faim nous tenaille (notre dernier repas date du milieu de la matinée) aussi nous nous arrêtons dans l'un des restaurants de la chaîne Zeek qu'un collègue de Guillaume lui a recommandé. Nous y dégustons d'excellentes pizzas qui associent une pâte délicieuse et des ingrédients frais.

Nous regagnons l'hôtel et il est maintenant temps pour nous de dormir pour récupérer de cette journée épuisante. ZzZ !

vendredi 19 février 2016

Seattle, le départ

Aujourd'hui nous partons pour Seattle. C'est une semaine de vacances pour Laetitia et une semaine de travail pour Guillaume ; heureusement nous passerons le week-end ensemble à visiter la ville.

Nous sommes arrivés avec une confortable avance et avons pu prendre la navette entre le parking et l'aéroport sitôt la voiture garée. Nous avons passé les formalités d'enregistrement et de sécurité très rapidement, quand bien même les agents nous ont passé au magnétomètre pour faire la chasse aux bips douteux, sans succès d'ailleurs.

Nous allons prendre un premier vol pour Amsterdam puis un long courrier pour rejoindre notre destination.

Aéroport de Luxembourg

samedi 4 juillet 2015

Japon, un mois après

Il y a très exactement un mois nous regagnions notre domicile, le cœur un peu serré de quitter le Japon après presque quatre semaines très bien remplies.

Depuis, nous avons raconté de vive voix notre voyage, nous avons exposé nos souvenirs dans le salon, nous avons rangé les photographies et même effectué un petit montage vidéo. Nous avons aussi repris le chemin du travail et retrouvé notre "vie d'avant" (quoique côté cuisine nos habitudes ont persisté).

Exposition des souvenirs du Japon Des ramens au tofu et légumes Tentative de yakisoba à la pancha

Néanmoins, juste après notre retour nous sommes passés par une phase un peu étrange où nous nous plongions dans d'anciens animés japonais (NieA_7, Love Hina) pour retrouver un peu de ce Japon qui nous manquait terriblement. C'était d'ailleurs l'occasion de mieux comprendre l'univers dépeint et les références plus ou moins cachées. Laetitia a fait des recherches et découvert que nous étions atteint de post-returnum.

Rassurez-vous, nous sommes guéris ! Nous avons toujours nos souvenirs dans le salon mais le quotidien nous rattrapant nous replongeons un peu moins dans nos souvenirs nippons. Nous discutons, parfois, de l'idée d'écrire un billet pour détailler tel ou tel aspect du Japon qui nous a beaucoup plu. Pour l'instant nous n'en avons rédigé aucun, un peu comme si cela nous permettait d'y penser encore et encore sans tourner la page.

Quoiqu'il en soit, c'était pour nous une expérience fantastique que nous avons pris un grand plaisir à documenter sur ce blog. Sachez que c'était autant pour vous que pour nous :-)

Et puis ici aussi il y a du soleil et de jolis endroits, pas aussi dépaysants, certes...

Paysage près d'Hespérange, LU

vendredi 5 juin 2015

Japon, jour 24 - Retour

Ce matin nous ouvrons les yeux au doux son de l'alarme du téléphone de Guillaume ; il est 5h00, nous devons nous lever et nous préparer au départ. Les nuages ont été chassés pendant la nuit, un grand et beau soleil réchauffe l'air de Kyōto.

Nous retrouvons à 6h05 une navette MK Taxi Services qui nous attend au bout de la rue de la maison pour nous emmener à l'aéroport. Le chauffeur, en costume et casquette, nous salue et charge nos bagages dans le coffre du Toyota Hi-Ace. Nous grimpons et rejoignons un couple de japonais qui, comme nous, va à l'aéroport international du Kansai. La porte latérale se referme toute seule (comme dans les taxis japonais), le chauffeur s'installe au volant, met ses gants blancs et conduit le véhicule silencieusement dans les rues d'une Kyōto paisible à laquelle nous jetons nos derniers regards d'au-revoir.

L'arrivée de la navette au terminal 1 de l'aéroport est programmée pour 8h00 ; l'horaire est parfaitement respecté (avec trois secondes d'avance sur la montre de Guillaume), ce à quoi les Japonais nous ont habitués. L'aéroport est grand mais bien organisé et nous procédons à l'enregistrement, aux vérifications de sécurité et à l'embarquement aussi rapidement qu'à Luxembourg.

aeroport1.JPG aeroport2.JPG

L'avion dans lequel nous voyageons est un Boeing 737-430, un peu plus ancien que le long-courrier que nous avions emprunté à l'aller. Cela se ressent surtout dans le système embarqué qui délivre les vidéos et les radios à la demande via une tablette dans le dossier ; celle de Guillaume ne fonctionne pas tout le temps et l'interface est lente et préhistorique. Cela ne nous empêche pas d'écourter le vol en regardant quelques films. La tablette permet d'avoir des informations sur le vol et notamment de suivre où l'on se trouve sur la carte du monde. si quelques villes sont placées sur la carte les pays, eux, ne sont pas indiqués. D'après l'historique de notre vol sur le site Flight Rader 24, nous avons survolé le Japon, la Corée du Nord (?!), la Chine, la Russie, l'Estonie, la Lithuanie, la Pologne et l'Allemagne. Guillaume a le plaisir de se voir servir des plateaux repas végétaliens mais il est déçu de leur qualité comparé aux repas du vol aller ; LSG Sky Chefs n'approvisionne pas les avions au départ du Japon et cela se ressent. Nous nous levons régulièrement pour nous dégourdir les jambes et nous promener dans l'appareil. Nous discutons de notre voyage avec une première hôtesse et de la Business Class avec une seconde. Quand bien même le prix est élevé, cette Business Class nous paraît bien confortable, une prochaine fois peut-être.

vol1.JPG vol2.JPG

Si à l'aller nous avions effectué une changement à Munich, aujourd'hui c'est à Francfort que nous nous arrêtons. Cet aéroport est le troisième plus important en Europe, ce qui peut expliquer que les procédures de sécurité soient aussi strictes. En effet nous nous attendons à devoir simplement présenter notre passeport à la sortie du terminal d'arrivée puis passer dans une autre zone pour embarquer pour notre second vol. Nous découvrons avec surprise que nous devons re-passer les contrôles de sécurité, même en transit, ce qui signifie une nouvelle fois vider nos bagages à main ; si Laetitia a besoin de deux bacs pour déposer ses affaires, Guillaume en requiert quatre ! Il faut sortir les appareils électroniques (téléphone, tablette, appareil photo numérique, ordinateur portable, batterie supplémentaire) de leurs pochettes, retirer tous les objets métalliques, passer par un portique de détection puis être palpé par un agent de sécurité. Le personnel est consciencieux et souhaite effectuer des tests sur le riz que nous transportons. Nous avions acheté du riz japonais (cf. jour 15) et nous comptions bien ne pas l'abandonner et l'avons mis dans nos bagages. Dans une petite salle un agent frotte une bande de papier dans le sachet de riz, l'introduit dans une machine et quelques secondes plus tard le verdict tombe : rien à signaler, nous pouvons y aller, avec notre riz bien entendu !

Le dernier vol pour nous ramener à Luxembourg est opéré par LuxAir pour le compte de Lufthansa. L'avion, un Embraer ERJ 145, est le plus petit sur lequel nous ayons voyagé jusqu'à présent. Nous sommes installés côte-à-côte, séparé du troisième siège de notre rangée par l'allée centrale. Nous nous faisons la remarque que les phases de décollage sont plus impressionnantes avec les petits aéronefs, où l'on ressent plus fortement et plus rapidement la poussée des moteurs. Bien que le vol soit court (45 minutes) l'hôtesse nous sert une collation avec de l'eau de source et une barre de chocolat.

Arrivés à destination, nous passons par un poste de douane vide (probablement parce que c'est un vol intérieur à l'Union Européenne) et retrouvons, quelques minutes après, Élodie, qui a l'extrême gentillesse de nous raccompagner chez nous.

mercredi 3 juin 2015

Japon, jour 23 - Yamazaki

Aujourd'hui ce n'est pas la clarté du soleil qui nous réveille. C'est le doux bruit de la pluie sur les vitres et sur les tôles ondulées sur quartier qui nous tire de notre sommeil et puisque le beau temps ne nous accompagne plus dans notre voyage c'est qu'il est temps d'y mettre un terme.

Pour cette dernière journée nous souhaitons visiter la distillerie de whisky Yamazaki dans la ville du même nom, rendre nos bicyclettes et boucler nos valises (si elles ferment encore).

Pour nous rendre dans la ville de Yamazaki nous empruntons un bus pour nous aller à la gare (il a plu et nous ne souhaitons pas courir le risque d'être trempés) puis un train JR. Trop heureux de voir le train précédent arriver et Guillaume ayant entendu les haut-parleurs de la gare annoncer qu'il s'arrête à Yamazaki, nous grimpons à son bord. Malheureusement, Guillaume a mal compris et si le train file dans la bonne direction il s'agit d'un Super-Express qui ne s'arrête pas à toute les gares. Nous descendons dès que nous pouvons et reprenons un train en sens inverse.
Dès la sortie de la gare le chemin pour se rendre à la distillerie est bien fléché. Qui plus est, la distillerie est un grand bâtiment qu'on ne peut pas rater. À cause de notre détour ferroviaire nous arrivons avec un peu de retard ; les hôtesses d'accueil ne nous en tiennent pas rigueur et, rapidement équipés de nos audio-guides parlant français, nous rattrapons le groupe avant la toute première salle.



La visite en elle-même est courte, elle dure trente minutes. Nous passons par la salle de brassage et de fermentation où le malt et les céréales sont brassées avec de l'eau chaude pour donner du moût, puis additionnés de levures pour donner le wash. L'eau de Yamazaki est parfaite pour le whisky car faiblement minéralisée nous explique-t-on. Ici l'air est humide et la température est assez élevée et n'invite pas à s'attarder.
La deuxième salle contient les alambics, qui fonctionnent deux à deux, un wash still accouplé à un spirit still. Le wash passe de l'un à l'autre, pour séparer les impuretés du mélange et retirer l'eau. À la sortie de ce processus le whisky est un liquide blanc qui titre plus de 60°. Ici l'air est très chaud et très humide. Malgré tout un groupe de touristes (dont nous faisons partie) flânent un peu et profite autant du spectacle de ces machines à l'œuvre sans pièce en mouvement que des émanations qui ravissent les narines.
La troisième salle de la visite, au frais et au calme, est celle du vieillissement. Ici le whisky blanc et fort va mûrir dans des fûts, notamment en chêne blanc japonais (ce qui est rare). Au fur et à mesure des années (nous avons vu des fûts de 1979), le whisky va prendre une coloration et des arômes tout en perdant un peu d'alcool (environ 1° par an, la fameuse part des anges).
Nous sortons ensuite des locaux pour passer par un jardin où l'eau utilisée pour l'élaboration du whisky coule dans un bassin.


Enfin, nous sommes guidés dans une salle de dégustation où l'on nous sert deux single malt non vieillis, un Yamazaki et un Hakushu (une autre distillerie du groupe Suntory, installée dans les Alpes Japonaises). Nous récupérons successivement au comptoir des verres contenant les whiskies servis en highball, c'est-à-dire avec beaucoup de glaçons, allongé d'eau gazeuse et mélangé à la cuillère, puis de plus petits verres contenant les mêmes whiskies, servis purs. De notre avis commun, le single malt Yamazaki est très bon et le Hakushu un peu moins. Laetitia qui, d'habitude, n'apprécie pas le whisky, trouve avec un highball une façon très agréable et désaltérante de le goûter. Pour accompagner nos boissons nous avons à table des crackers et du chocolat. Les deux sont très bons et vont très bien de pairs avec le whisky.



Après la dégustation nous faisons un petit tour au magasin d'usine. Première mauvaise surprise : les prix sont élevés, bien plus que dans les commerces de Kyoto. Seconde mauvaise surprise : il n'y a pas de vieux Yamazaki ou d'Hibiki (une autre merveille signée Suntory). Certes, il y a quelques coffrets sympathiques et une série limitée du whisky Yamazaki, mais rien pour l'amateur éclairé de whisky qui souhaite repartir avec un trésor. C'est en fait dans la salle suivante que nous trouverons les trésors.



La Yamazaki Whisky Library ne contient aucun ouvrage. C'est une bibliothèque des whiskies de Suntory, dont les rayonnages éclairés jettent leur lumière sur un îlot central, le tasting counter, le comptoir à dégustation. Contre quelques centaines ou milliers de yens, on peut choisir de déguster des whiskies, japonais et étrangers. Guillaume opte pour trois verres : le Yazamaki édition limitée 2015 que nous avions vu au magasin juste avant, le Yamazaki single malt 25 ans d'âge et le blend Hibiki dans sa version 30 ans d'âge. Le Yamazaki édition limitée 2015 est un excellent whisky, et pourtant il est largement surpassé par le stratosphérique Yamazaki single malt 25 ans d'âge. Le Hibiki 30 ans d'âge, quant à lui, se contente d'être excellentissime et de donner une nouvelle définition du mot "rondeur" associé au whisky, tant il se pose délicatement sur le palais. Nous alternons nos dégustations avec des verres d'eau fraîche qui nous ont été remis avec nos whiskies. Même cette eau est délicieuse !



Après un dernier tour au magasin d'usine (toujours pas d'achat) nous rentrons chez nous comme nous sommes venus, avec le train et le bus. Après coup et après nos dégustations successives c'est une très bonne idée de rentrer en bus et pas à vélo. Prudence est mère de sûreté, c'est ce que l'on dit.

Nous enfourchons nos bicyclettes pour un dernier trajet et allons les rendre au loueur. Nous le remercions pour sa gentillesse (il nous a fourni un vélo à assistance électrique sans surcoût) et lui assurons de recourir à ses services si nous revenons à Kyoto.

Laetitia a eu la bonne idée de commencer à remplir sa valises il y a quelques jours. À vrai dire elle l'a quasiment rempli avec les souvenirs, pâtisseries et autres douceurs japonaises, que nous avons accumulées au cours de notre voyage.
Pendant le séjour nous avons choisi à plusieurs occasions de ne pas craquer et de ne pas ramener tel ou tel souvenir. Peut-être n'avons-nous pas été assez sélectifs car nous fermons avec difficulté nos valises. C'est un peu comme jouer à Tetris et finalement les chaussures de Guillaume, le pyjama de Laetitia et nombre de pâtisseries japonaises voyageront dans nos bagages à main. Espérons que nous ne dépasserons pas les fatidiques 23 kilos par valise !

mardi 2 juin 2015

Japon, jour 22 - ginkakuji, repos

Comme nous l'avions annoncé, aujourd'hui c'est repos. Nous inscrivons au programme le temple d'à côté (le Ginkaku-ji) ainsi que la promenade des philosophes et un petit tour pour ramener quelques souvenirs.

Mission : quelle mission ?

Après avoir commencé à remettre les choses dans les valises en se demandant encore si tout va rentrer, nous partons vers le Ginkaku-ji qui se trouve à cinq minutes du logement. Les derniers mètres sont bordés par des commerces de souvenirs et bondé de monde, nous sommes contraints de mettre pied à terre et de pousser nos bicyclettes. Nous trouvons un espace où l'on peut laisser les vélos (nous n'hésitons pas à vérifier auprès d'une autochtone) et allons voir le pavillon d'argent, qui n'est pas recouvert d'argent du tout ! En revanche ce temple possède un joli parc, avec de la mousse ; Guillaume s'est découvert une nouvelle passion pour la mousse.



Lorsque nous avons fini le tour, nous continuons en direction du temple Hōnen-in qui se trouve juste à côté et qui nous avait été conseillé. Ce petit domaine est calme et reposant ; nous y trouvons des jardins de sable à l'image de ce qu'il y a autour du palais d'argent.



Nous décidons que nous avons vu assez de temples pour la journée et allons jusqu'au bout du chemin des philosophes afin de pouvoir le remonter. Nous en attendions peut être trop et nous ne trouvons rien d'extraordinaire à ce chemin boisé au bord du ruisseau. Peut-être qu'il a un tout autre charme au petit matin, par un soir d'été ou lors de la floraison des cerisiers au printemps.

Nous rentrons manger un bout et ressortons un peu plus tard pour essayer de dégotter nos derniers souvenirs comme du thé matcha pour Guillaume ou de l'encens pour Laetitia. Lorsque nous avons fini nos emplettes nous allons nous asseoir au bord de la Kamogawa et sommes surpris de voir autant de monde ; les Japonais sont réputés pour être des bourreaux de travail et ne pas prendre tous leurs congés et pourtant nous croisons énormément de gens à toute heure, semaine comme week-end. Quelques minutes plus tard nous en voyons même qui sont en train de faire une course à contre-courant dans la Kamogawa, avec de l'eau jusqu'aux genoux. L'événement est étrange et nous fait sourire. Deux policiers arrêtent leur voiture de patrouille, descendent rencontrer le groupe qui se forme, discute calmement pendant une bonne dizaine de minutes avec celui qui semble l'organisateur et repartent sans avoir verbalisé qui que ce soit. Nous passons encore un délicieux moment avant de retourner compléter tout doucement nos valises et cuisiner nos derniers repas japonais.


lundi 1 juin 2015

Japon, jour 21 - Osaka

Dernier jour de validité pour notre JR Pass ! Aussi nous en profitons pour aller faire un tour du côté d'Osaka. Nous souhaitons nous promener dans les quartiers de Namba et de Dontonbori, puis monter sur la tour Umeda Sky Building. Nous préférons laisser le château de côté et après relecture nous avons oublié le Gundam d'Osaka.

Résultat : mission réussie haut la main !



Sachant que la plupart des commerces n'ouvrent pas avant 10h00 nous en profitons pour dormir un peu plus avant de rejoindre la gare. Lorsque nous arrivons à la gare nous montons dans le premier train direction Osaka. Aucun texte en anglais ne défile sur l'afficheur aussi nous demandons au contrôleur quel est l'arrêt où nous devons descendre : Osaka ou Shin-Osaka (comme Lunel ou Lunel-Viel dans le Sud de la France). Le contrôleur nous explique dans quel ordre le train passe au gare pour nous indique aimablement que nous sommes dans un wagon aux places réservées. Nous nous excusons et changeons de place.



Lorsque nous arrivons à la gare d'Osaka il n'est que 9h30 et l'office du tourisme est encore fermé. Nous en profitons pour visiter les étages supérieurs de la gare. En ce moment la gare d'Osaka est parée de décorations florales pour un événement ponctuel. Bon nombre de compositions, arbustes, sculptures végétales sont mises en avant dans cette optique. Nous montons jusqu'au onzième étage qui se trouve être une terrasse. Celui-ci possède un jardin potager où poussent des tomates et des fraises. La première vision d'Osaka se fait tête vers le haut, en effet la ville a un ensemble important de gratte-ciels.

Nous prenons la loop line pour aller dans denden town, la partie sud d'Osaka. Nous nous dirigeons vers le Namba Parks et encore une fois nous levons la tête pour essayer de voir tous ces gratte-ciels plus hauts les uns que les autres. Namba Parks est un complexe commercial sur le toit duquel on peut trouver un jardin. Nous trouvons un plan et repérons les boutiques que nous souhaitons explorer. Sur le plan, nous trouvons également un restaurant Kua'Aina, comme lorsque nous étions à Odaiba. Nous décidons d'aller nous restaurer là bas sachant que la spécialité locale c'est 大阪食い倒れ littéralement : manger jusqu'à laisser tomber / jusqu'à ne plus avoir d'argent. Nous savons également que l'on trouve beaucoup de cuisine de rue avec des plats comme les takoyaki, qui sont des beignets de poulpe, les ikayaki, qui sont des crêpes de calamar, des abats frits, etc ... bref, la cuisine d'Osaka ne nous intéresse pas tellement. Nous saisissons donc l'opportunité de retourner chez Kua'Aina re-goûter aux délices hawaïens (et Guillaume de goûter une autre bière chez eux).


Lorsque nous sortons du fast food, nous trouvons une boutique remplie d'objets plus insolites les uns que les autres. On trouve par exemple des ramens bleues spécial zombie, des CD de musique prônant les ingrédients japonais (New Gingeneration chante "Kome! Kome!"), des sandales pour avoir les pieds palmés, des autocollants SOS Fantômes, des livres de photographies de japonaises en petites tenues, assoupies ou braquant des armes automatiques (sic). Après être restés un bon moment dans ce magasin, nous continuons à errer jusqu'à une boutique spécialisé dans tout ce qui vient d'Okinawa ; tout content, Guillaume y trouve de l'Awamori.

Après avoir fait le tour, nous redescendons et allons vers dotonbori, Nous passons dans une rue sous arcade bordé de diverses échoppes et arrivons sur dotonbori, nous sommes de suite attaqué par un crabe géant qui bouge. Heureusement, celui-ci est accroché à une devanture. Dans cette rue chaque devanture sont plus invraisemblables les unes que les autres. Nous continuons notre périple dans la rue, tête en l'air pour essayer de ne manquer aucune de ces improbables décorations.



Vers 17h30 nous retournons vers la gare d'Osaka, pour monter au quarantième étage du Umeda Sky Building. Il s'agit de l'un des vingt bâtiments les plus hauts dans le monde. Nous arrivons à son sommet vers 18h30 et avons le temps d'admirer la ville de jour depuis une hauteur de 173 mètres. Nous pouvons enfin baisser la tête pour voir cette ville :-) C'est impressionnant et ce paysage urbain n'est gâché que par le smog que l'on distingue au loin et qui masque les parties éloignées de nous ; il ne faut pas oublier que ces grandes villes sont très polluées de par la concentration de l'activité humaine et du trafic automobile. Nous patientons jusqu'à ce que la nuit vienne pour voir tous les éclairages s'allumer petit à petit.



Nous pensons enfin à rentrer, en veillant à nous installer dans un compartiment aux places non-réservées dans le train. Nous pédalons au bord d'une rivière Kamogawa plongée dans le noir et légèrement moins fréquentée. Une fois notre domicile regagné, nous nous endormons après cette longue et fatigante journée.

dimanche 31 mai 2015

Japon, jour 20 - Nara

Aujourd'hui, on fait simple : découvrir Nara. Nous repérons un train avec un départ à 8h11. Nous mettons le réveil et lorsque celui-ci sonne, aucun de nous deux ne souhaitent se lever ; c'est les vacances après tout, la contrainte ne peut exister ! Nous regardons les horaires des trains suivants et remarquons un express (c'est à dire qui ne s'arrête pas à toutes les gares) qui part à 9h02 pour arriver quarante cinq minutes plus tard. Nous validons et nous nous rendormons. Une heure plus tard nous sommes sur nos vélos en direction de la gare. Nous montons dans le train direction Nara et avons la chance d'arriver suffisamment tôt pour nous octroyer des places assises. Fait amusant, dans ce train il est possible de faire basculer le dossier afin d'avoir l'assise dans un sens ou dans l'autre.



Lorsque nous arrivons à Nara nous commençons par chercher l'office du tourisme afin d'y récupérer un plan des lieux. Nous sommes très rapidement mis dans l'ambiance : il y a pléthore de logos avec des daims. Lorsque nous arrivons à l'office du tourisme, des guides bénévoles qui sont là pour faire découvrir leur ville nous proposent de faire un tour ; nous refusons, préférant arpenter par nous-mêmes la ville. Guillaume nous concocte un petit itinéraire sur mesure et nous partons en direction du premier temple bouddhique du Japon, le temple Gangō-Ji.


En chemin, nous trouvons des arcades abritant diverses boutiques. Lorsque nous arrivons enfin à proximité du temple Gangō-Ji nous devons faire le tour du pâté de maison pour pouvoir y pénétrer. En chemin, nous croisons deux japonaises qui nous questionnent sur notre voyage. Lorsque nous pénétrons dans le domaine de ce temple, nous apprécions le calme et la sérénité qui y règnent. Après avoir fait le tour du sanctuaire et avoir lu une partie des détails de son histoire, nous reprenons le chemin en direction du temple Tōdai-Ji. En chemin, nous passons à côté d'un lac qui se trouve en contrebas d'une magnifique pagode à cinq étages. Nous déjeunons au bord du lac, les pieds suspends au dessus de la surface et allons ensuite contempler les pagodes qui se trouve en hauteur. En montant, nous découvrons également un monument qui semble en cours de restauration et qui est complètement bâché ainsi que le hall doré de l'est de Kōfuku-ji. Guillaume décide d'aller voir ce hall qui est rempli d'une dizaine de magnifiques statues de Bouddha.


En continuant, nous nous offrons des glaces (au saké pour Guillaume et au chocolat cru pour Laetitia). Lorsque nous arrivons devant le Tōdai-ji nous sommes impressionnés de voir autant de monde. Et au moment ou nous pénétrons dans le temple, nous comprenons pourquoi toutes ces personnes sont ici. Le Tōdai-ji est la plus grande structure en bois au monde ; elle abrite un Bouddha gigantesque et d'autres statues presque aussi imposantes. Lorsque nous posons nos yeux sur le monument pour la première fois, les seuls mots qui sont venus sont : "Wouha ! C'est grand !". Nous entrons, admiratifs devant l’œuvre qui se trouve ici. Nous faisons le tour, Guillaume qui voulait passer dans un trou de 50 centimètres (la même taille qu'une narine de la statue de Bouddha) creusé dans un pilier en bois, se rétracte devant la file d'attente et la petitesse du trou (surtout cette seconde raison). La bonne chance ce sera pour la prochaine fois.



Nous contemplons encore quelques minutes la bâtisse géante et ses jardins impeccablement tondus avant de les quitter pour se diriger vers le troisième et dernier sanctuaire du programme, le sanctuaire Kasuga-taisha. Ce sanctuaire est connu pour ses milliers de lanternes qui l'entourent. Nous visitons tranquillement ce dernier sanctuaire ; nous commençons à être fatigués et il va falloir penser à retourner vers la gare JR de Nara pour rentrer se reposer avant une prochaine journée chargée.



Une fois à domicile, Guillaume entame la préparation d'un curry japonais pendant que Laetitia met au point les détails de la sortie du lendemain.

samedi 30 mai 2015

Japon, jour 19 - kinkaku, arashiyama

Qu'est-ce que nous voulons faire aujourd'hui ?

- voir le kinkaku-ji
- voir le ryoan-ji
- voir le gio-ji
- voir le tenriyu-ji
- danser sur le pont togetsu-kyo
- naviguer dans la rivière Hozu-gawa
- se balader dans les bosquets de bambou de Sagano

Soit un itinéraire de vingt-huit kilomètres.

Résultat : une mission en or !

Tranquillement nous pédalons en direction du kinkaku-ji. Nous nous arrêtons de temps à autre pour vérifier l'itinéraire sur notre carte qui commence à souffrir des nombreux pliages et dépliages. Lorsque nous arrivons à destination, nous remarquons un grand nombre d'autres visiteurs y compris des élèves ce qui nous surprend pour un samedi. Nous stationnons nos engins sur les places appropriées puis nous terminons à pieds.  Il n'est pas encore 10h00 et il fait déjà très chaud. Nous nous acquittons du droit d'entrée et à peine les portes passées nous sommes subjugués par la vue qui s'offre à nous. Tant l'édifice que son écrin nous séduisent par la conjugaison de leur incroyable beauté et simplicité. À la fin du parcours autour du pavillon d'or, Guillaume a la joie d'enfin retrouver du soda au melon (sa boisson favorite depuis qu'il est au Japon). Nous nous posons sur un banc à l'ombre en face d'une affiche de glaces blanche, verte et grise. Guillaume se renseigne et file commander la glace grise qui se trouve être au sésame noir, tandis que la blanche est à la vanille et la verte au thé matcha (un classique à Kyoto). Bien que l'association glace et sésame paraisse étrange, le résultat est délicieux.



Nous reprenons nos vélos pour faire les quelques kilomètres qui nous séparent du deuxième temple, le ryoan-ji. Nous parcourons le parc avant d'arriver au point d'orgue de cette visite : le jardin zen. Nous faisons le tour de la bâtisse principal et sommes émerveillés que les lieux dégagent. Nous nous asseyons au bord du jardin zen de pierres et de gravier blanc et le contemplons pendant de longues minutes. Autour du bâtiment principal, une maison de thé somptueusement décorée, il y a en sus du jardin zen des petits jardins d'arbres et de mousses. Ils sont magnifiques et les mousses qui recouvrent les abords du chemin pour repartir donnent un cachet particulier à l'endroit. Dans l'un d'eux se trouve le tsukubai du pavillon ; ses kanjis forment la phrase ware, tada taru wo shiru, qui peut se traduire par "j'apprends à me contenter" ou "je connais seulement la satisfaction" ; c'est un précepte cher au bouddhisme zen.
Lorsque nous ressortons nous nous sentons sereins et continuons notre visite du parc.



Nous décidons de faire le trajet jusqu'à la destination suivante avant de tirer notre déjeuner du sac. Lorsque nous arrivons au temple gio-ji nous hésitons à entrer immédiatement car l'après-midi avance et nous avons faim ! Peu enchantés par la devanture et apprenant que tout n'est pas visitable nous préférons passer notre chemin. À notre retour, après avoir vérifié ce dont il s'agit en détails, nous regrettons un peu de ne pas y être entrés ; il y a tant de chose à voir que ce n'est pas bien grave.

Nous allons ensuite vers la bambouseraie et espérons trouver un petit coin pour nous restaurer. Finalement, nous nous arrêtons au temple tenriyu-ji où nous nous installons sur marches d'un temple pour nous poser et, enfin, déjeuner... ou plutôt prendre le goûter vu l'heure ! Nous faisons un rapide tour du temple et nous rendons au pont. Nous sommes impressionnés par sa longueur, pour un pont en bois. Le temps se couvre et nous préférons laisser les activités aquatiques de côté.



Nous prenons le chemin du retour en n'oubliant pas de passer par les bambous. Il y a beaucoup de monde et le chemin n'est pas facile avec nos bicyclettes. Enfin, nous ressortons et il ne nous reste plus qu'à filer tout droit jusqu'à la kamogawa. Nous nous inquiétons un peu de la batterie du vélo de Laetitia, qui est donnée pour une autonomie de vingt kilomètres, mais tout se passe bien. Guillaume joue à Fast & Furious avec son vélo en démarrant en trombe au feux tricolores et essayant de mettre le plus longtemps possible à se faire rattraper par les automobiles ; il est épuisé et tout sourire lorsque nous arrivons au domicile.

- page 1 de 3